SCÈNE II
THÈCLE, FUMADEL, BROQUETIN.
BROQUETIN, à Fnmadel.
Jeune homme!... ceci outre-passe toutes vos platitudes... répondez!... Dans quel but vous livrez-vous à ces combats de tauréador?...
FUMADEL, froidement.
Monsieur, ceci est-il de la quincaillerie?
BROQUETIN.
Non.
FUMADEL.
Alors, permettez-moi de ne pas vous répondre. (Passant à droite et soupirant.) Ah!...
BROQUETIN.*
Et pourquoi donnpz-vous des sérénades espagnoles à ces indigènes de Poissy?
FUMADEL.
Pourquoi?
BROQUETIN, avec force.
Oui !...
FUMADEL, froidement.
Monsieur... la vie privée a ses mystères... (H remonte un peu.) BROQUETIN, h part.
De plus en plus ténébreux! (Haut.) Petit !... vous m’agacez comme un rébus!... depuis trois mois que vous êtes ici, je m'abrutis l’intelligence à vous déchiffrer... D’où venez-vous? d’où sortez-vous ? qui êtes-vous?
FUMADEL, revenant près de Broquetin.
Je suis... votre inférieur, Môssieur, et c’est bien peu de chose.
BROQUETIN.
Et pourquoi mangez-vous tous les concombres du pays?
FUMADEL, le regardant fixement.
Tousles concombres?... Non!.,, il en reste... (il passe dans le
comptoir.)
* Thècle, Broquetin.