‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 101 sur 139 · FORCEVILLE · texte numérisé non relu

FORCEVILLE

Dans l'acte d'accusation rédige par Fouquier-TinviHe, accusateur public près le tribunal révolutionnaire, cette dame est désignée de cette façon : « Elisabeth-Françoise Forceville, âgée de quarante-deux ans, née à Forceville, district d'Amiens, département de la Somme, ex-noble, demeurant à Paris, rue de l'Observatoire, et depuis rue Jacques, n° 280 (sic) ». Elle fut traduite devant le tribunal en même temps que douze autres prévenus, assez vaguement accusés de conspiration ou de propos contre-révolutionnaires. « La femme Forceville, dit l'accusateur public, prétendait que, si elle n'avait pas été du Comité autrichien, c'est qu'elle n'avait pas pu; elle affectait de plaindre le sort des lâches conspirateurs livrés au glaive de la loi, et se livrait à des propos qui prouvaient qu'elle partageait leurs principes et leurs sentiments. » Des paroles aussi imprudentes conduisaient à la guillotine : aussi le tribunal condamna à mort Elisabeth-Françoise de Forceville, et elle fut exécutée sur la place de la Révolution, le 18 prairial an II, 6 juin 1793. (Arch. nat. y W. 380, dossier 876.)

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