‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 104 sur 139 · COMTE DE VERGENNES · texte numérisé non relu

COMTE DE VERGENNES

Le célèbre minisire des affaires étrangères de Louis XVI, Charles Gravier, comte de Vergennes, mort à Versailles le 13 février 1787, laissa deux fils, Louis-Charles- Joseph et Constantin, qui tous deux quittèrent la France au commencement de la Révolution et se réfugièrent dans une petite ville du Holstein, où ils étaient encore sous le Consulat, quand le s r du Vivier, leur oncle, fit des démarches pour obtenir leur radiation et la restitution de leurs biens. 11 est vraisemblable qu'il s'agit de ces deux personnages, bien que leur domicile à Paris ne soit point indiqué dans les pièces du dossier qui les concerne, et que, d'autre part, on sache que leur père, le ministre, demeurait quai des Théatins (Almanachs royaux, 1785-1787). Il est difficile d'arriver à la certitude absolue, étant donné que plusieurs autres membres de cette famille sont portés sur les listes des émigrés, la plupart sans indication de domicile précis. Le frère du ministre, Jean Gravier, comte de

1. Hoi.tzmax, facteur de harpes à Paris; sujet autrichien. — M. Edouard André, de Paris, possède dans sa collection une harpe très distinguée de ce facteur.

Vergennes, ancien président de la Chambre des comptes de Dijon, âgé de soixante-quinze ans, et son fils aîné, Charles, ancien maître des requêtes, furent condamnés à mort par sentence du tribunal révolutionnaire et périrent sur Téchafaud le 6 thermidor an II (24 juillet 1 794). Ils demeuraient tous deux rue Neuve-Saint-Eustache, n° 4. Un fils cadet de Jean, comte de Vergennes, et de Jeanne-Claude Chevignard, Jean-Charles, né à Dijon le 23 juin 1756, se cacha d'abord à Versailles pour se soustraire au sort de son père et de son frère. Puis il obtint un emploi de commis aux vivres à l'armée du Nord, ce qui ne l'empêcha pas d'être porté sur une liste d'émigrés. Jean-Charles de Vergennes ne resta d'ailleurs pas en France : un certificat prouve sa résidence à Hambourg depuis le mois de novembre 1797 jusqu'en juillet 1798. A cette dernière date, il faisait agir des personnages influents, entre autres Joséphine de Beauharnais,pour obtenir sa radiation et la restitution des biens de sa famille. (Arch. nal., F 7 5 732, et W. 431, dossier 968.)

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