‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 109 sur 139 · Une mandoline, sans nom d'auteur, estimé 50 francs · texte numérisé non relu

Une mandoline, sans nom d'auteur, estimé 50 francs

MARQUIS DHAVRÏNCOURT

Havrincourt (Anne-Gabriel-Pierre de Cardevacque, marquis d'), né le 21 septembre 1739, fils do Louis, lieutenant général et ambassadeur en Hollande, et d'Antoinette-Thérèse Languet de Sergy, était en 1769 colonel au corps des Grenadiers de France, gouverneur de Hesdin, etc. Le fond du séquestre aux Archives nationales contient plusieurs liasses intitulées : « Inventaire fait après l'émigration de M. d'Havrincourt, en son hôtel rue Saint-Dominique, faubourg Saint-Germain ». Les pièces cotées sont principalement des titres de propriété provenant de la succession de la marquise, née de Sergy. C'est d'elle que provenait la maison habitée par son fils, rue Saint-Dominique. (T. 430.) On n'y trouve point d'autres renseignements biographiques. En revanche, un dossier de la police renferme quelques

1. Lambert (Jean-Nicolas), luthier parisien. Il a laissé des violes d'amour estimées.

pièces relatives à deux fils d'Anne-Gabriel-Pierre, pendant la période révolutionnaire. Nous citerons : 1° extrait du Registre aux déclarations des étrangers de la municipalité d'Amiens du 27 septembre 1792, portant que, le 26 mars précédent, Anne-Louis-Eugène de Cardevacque, fils du ci-devant marquis d'Havrincourt, âgé de vingt-cinq ans, né à Paris, y demeurant ordinairement, est arrivé à Amiens, où il loge chez Honoré Dufourmantcl, rordonnier, rue de Beaupuis ; 2° un certificat du 6 brumaire an 111 constatant que ledit sieur a résidé continuellement en ce même endroit depuis le 26 mars 1792 : il y est dit ancien officier au régiment de Mestre-de-campcavalerie, âgé de vingt-six ans; 3° un autre certificat, daté du 20 ventôse an IX, portant que Anne-Louis-Eugène de Cardevacque, né à Paris le 6 juillet 1770, a demeuré à Amiens, rue de Beaupuis, du 26 mars 1792 au 28 frimaire an IV, et qu il est mort le 9 nivôse suivant (30 décembre 1795), onze jours après; i° une pétition de son frère Anaclet-Henri de Cardevacque d'Havrincourt, se disant enrôlé volontaire, s'appuyant sur les pièces qui précèdent pour demander la radiation d'Anne-Louis-Eugène de la Liste des émigrés du département de la Seine. Elle est datée du 22 frimaire an Vil, 28 novembre 1798. (Arch. nat., F 7 5 715, dossier Gabdfa'àc.)

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