Un forte-piano, sans nom d'auteur
D'ABZAC DE GEBERT
11 existe dans les papiers de la police relatifs aux émigrés un petit dossier au nom d'Antoine (sic) Madeleine d'Abzac de Gebert. Les pièces produites tendent à prouver qu'elle était en 1792 et 1793 aux eaux d'Aix-la- Chapelle pour cause de santé. On y trouve un brouillon de lettre du ministre de l'intérieur adressé, le 11 décembre 1792, « à la citoyenne Gebert d'Abzac, rue des Petits-Augustins, n° 2 », où il est question de la maladie de sa fille et de la position fausse qui résulte pour elle de son absence, la loi relative à l'émigration étant formelle et ne portant aucune exception en faveur des personnes infirmes ou malades. (Arch. nat. } F 7 5730, d'DB Gebert [sic). Le nom de Gebert ne se trouve pas ailleurs, ni dans les papiers séquestrés ni dans ceux du tribunal révolutionnaire. Les renseignements qui précèdent ne permettent pas d'affirmer que l'émigré Gebert de notre catalogue, dont la maison est située rue et cloître des Bernardins, soit le mari de la « citoyenne Gebert d'Abzac » domiciliée en décembre 1792 rue des Petits-Augustins, n° 2.