‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 116 sur 139 · COMTE DE LOWENDAL · texte numérisé non relu

COMTE DE LOWENDAL

Une liste d'émigrés du département de la Seine arrêtée le 7 juin 1793 porte l'inscription suivante : Lowendal (femme), rue du Faubourg-Montmartre.

Charlotte-Elisabeth-Marguerite de Bourbon, fille naturelle du comte de Charolais et d'une dame de la Noue, avait épousé Waldemar-François-Xa-

1. Remy, luthier parisien appartenant à une vieille famille de luthiers. Il a laissé quelques bonnes guitares. Sa facture était ordinaire ; on a de lui quelques archets estimés.

vier, comte de Lowendal-Danneskiold, né à Varsovie en 1743, fils d'Ulric- Frédéric-Waldemar, maréchal de France, membre honoraire de l'Académie des sciences, mort à Paris, au palais du Luxembourg, le 27 mai 1755. Le comte de Lowendal paraît être retourné avant la Révolution en Danemark, son pays d'origine, avec son fils François-Xavier-Joseph, né h Paris le A février 1772, qui devint ambassadeur du roi de Danemark en Russie en 1801. Sa femme était restée à Paris avec leurs deux filles. Le 14 août 1792, sur la demande par écrit de l'envoyé extraordinaire de Danemark à Paris, un passe-port fut délivré par le ministre des affaires étrangères à ladite dame, afin qu'elle pût aller rejoindre son mari à Copenhague, en passant par l'Angleterre. Se réclamant de sa qualité d'étrangère, comme mariée à un Danois, la comtesse de Lowendal fit présenter au département de Paris, le 8 mai 1793, une pétition demandant que la loi contre les émigrés ne lui fût point appliquée et que les scellés apposés sur ses meubles fussent levés. Néanmoins elle fut inscrite, ainsi que son mari et ses enfants, sur la Liste des émigrés du département de Paris, et, malgré ses nombreuses démarches et réclamations et celles du chargé d'affaires de Danemark, ce ne fut que le 29 thermidor an VIII (17 août 1800) qu'elle put obtenir du préfet de la Seine un avis favorable à sa radiation; radiation qui n'était pas encore prononcée d'une façon définitive le 7 août 1801, comme en témoigne une lettre de cette date écrite par le plénipotentiaire du roi de Danemark à Fouché, ministre de la police. (Voy. l'intéressant dossier Lowendal aux Arch.nat., F 7 5742.)

MAISON DE GROI {sic)

ÉMIGRÉ

Inventaire du 13 Prairial l'an 111% rue du Regard

322. — Un forte-piano deBeck, fait en 1788, appartenant à Debrange,

émigré, rue de Sèvres, estimé 5000 francs.

323. — Un clavecin de Henri Hemsch ', peint en rouge, estimé 800 fr.

324. — Un forte-piano en bois de noyer, sans nom d'auteur, estimé

600 francs.

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