‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 23 sur 139 · BOULOGNE (TAVERNIER DE · texte numérisé non relu

BOULOGNE (TAVERNIER DE

Après avoir été conseiller au parlement de Paris, Jean-Baptiste Boullongne ou Tavernier de Boulogne, obtint une ferme générale dans le courant de 4787. C'est dans YAlmanach royal de Tannée suivante qu'il parait pour la première fois; son nom figure encore dans celui de 1789. Son domicile était alors rue Bergère. Il dut le transporter peu de temps après place de la Révolution, car les pièces du tribunal révolutionnaire lui donnent cette adresse, confirmant ainsi l'indication que porte notre inventaire. Lors des poursuites contre les fermiers généraux, Boulogne subit le sort commun. Ils avaient été d'abord consignés, on peut dire détenus, à l'hôtel des Fermes, sous prétexte de se mieux concerter, ainsi réunis, pour rendre leurs comptes. Les commissaires de la comptabilité n'ayant point été satisfaits des pièces qu'ils leurs fournissaient, on les traduisit devant le tribunal révolutionnaire, c'était une manière expéditive et sûre d'en finir... Ils avaient ofîert deux millions sur leurs biens; mais on aimait mieux tous leurs biens. Au nombre des vexations dont on les accusait, il y avait une fraude sur laquelle on comptait pour ameuter contre eux la multitude : c'était « d'avoir introduit dans le tabac de l'eau et des ingrédients nuisibles à la santé ». Les fermiers généraux comparurent devant le tribunal le 19 floréal an II, 8 mai 1794, et furent tous condamnés à mort et exécutés le même jour. (Wallon, Histoire du tribunal révolutionnaire , t. III, p. 398-402; Arch. nat. y W., 362, dossier 785.)

Auguste-Philippe-Louis- Joseph Tavernier-Boulogne , fils du fermier général, avait émigré eu Angleterre au commencement de 1792. 11 était alors âgé de dix-huit ans. Puis au bout de quelques temps il rentra sur le territoire de la République, sans réclamer contre son inscription sur la liste des émigrés dans le délai prescrit par la loi. 11 émigra de nouveau à la fin de 1794, et se retira en Suisse, chez les dames de Martainville, ses tantes, dans un village près de Lausanne. On fit valoir ces raisons, à la fin du Directoire, contre une instance en radiation qu'il avait introduite vers cette époque. [Arch. nat., F 7 5749 7 .)

BEGDELIÈVRE

Inventaire du 3 Messidor l'an II , rue Blanche, 7

68. — Un forte-piano organisé, par Sébastien Erard 1 et frères

année 1790.

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