‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 31 sur 139 · Déjà cité · texte numérisé non relu

Déjà cité

teur public, lui reprocha d'avoir émigré, de s'être fait nommer chancelier des ci-devant princes pendant son séjour h Tournay et à Bruxelles, d'avoir fabriqué en cette qualité et propagé un manifeste contre-révolutionnaire, d'avoir réuni en cour de justice ses anciens collègues du Parlement émigrés, et provoqué un arrêt de cette assemblée ridicule protestant contre les actes de la Constituante, etc. Condamné à la peine de mort et à la confiscation de ses biens, l'ancien président à mortier porta sa tête sur l'échafaud le 25 brumaire an II, 17 novembre 1793. (Arch. nat., W. 296, dossier 248.) Il y a dans le môme dépôt un dossier de pièces intéressantes produites par la veuve de Gilbert de Voisins, Anne-Marie de Merle d'Ambert, et ses deux enfants, Pierre-Paul-Alexandre (depuis premier-président de la Cour impériale pendant les Cent Jours, mort le 20 avril 1843) et Anne-Marie- Marthe, femme de Marie-Joseph-Eustachc d'Osmond, pour obtenir la radiation de leur mari et père des listes d'émigrés et la levée du séquestre (F 7 5730). M me Gilbert de Voisins demeurait, en 1800 et 1801, rue Hautefeuille, n° 8, suivant des lettres à elle adressées contenues dans un autre dossier à son nom. (Idem, T. 748.)

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