‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 33 sur 139 · V. Avant-propos · texte numérisé non relu

V. Avant-propos

cousine Anne-Dominique de Noailles d'Ayen, qui périt sur l'échafaud révolutionnaire, le 22 juillet 4794, ainsi que son beau-père et sa belle-mère, le duc et la duchesse de Mouchy. Pendant l'absence du vicomte de Noailles, son nom fut porté sur les listes d'émigrés, ses biens furent confisqués et vendus. Dans les archives du ministère de la police, fonds de l'Émigration, se trouve un dossier au nom de Louis-Marie de Noailles, dont la pièce principale est un exposé de ses faits et gestes depuis son départ de France, qu'il dit avoir accompli le 5 juin 1792 à l'aide d'un passeport de la commune de Paris et avec l'agrément du ministre de la guerre Servan, jusqu'au milieu de 1799. Il donna à cet acte une forme authentique en le faisant rédiger par un notaire de Philadelphie le 6 juillet 1799. (Arck. nat., F 7 5 746.)

Le vicomte de Noailles rentra dans sa patrie l'année suivante, reprit du service, fut envoyé h Saint-Domingue par le Premier Consul en qualité de général de brigade (1803), et fut frappé mortellement dans un combat naval livré près de la Havane à une corvette anglaise qu'il enleva à l'abordage, le 5 février (alias 9 janvier) 1804. Les papiers saisis à son domicile en 1793 sont conservés aux Archives nationales sous le cote T. 194 l à M . Ce sont des titres de propriété et autres actes d'intérêt privé. On y trouve particulièrement les titres de l'hôtel de la rue de l'Université, acquis par les Noailles du duc de Richelieu, au commencement du xvhi c siècle.

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