‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 49 sur 139 · Déjà cité · texte numérisé non relu

Déjà cité

Paris, il fut d'abord tenu pendant six mois en état d'arrestation à son domicile, avec des gardiens à sa charge, puis transféré à l'hôtel Talaru (aussi rue de Richelieu), transformé en maison d'arrêt de la section Le Peletier, où il se trouva enfermé avec l'ancien propriétaire, le marquis de Talaru. Enfin, le 30 messidor an II (48 juillet 1794), il fut amené à la Conciergerie, et, quatre jours après, traduit devant le tribunal révolutionnaire. L'acte d'accusation de Fouquier-Tinville porte que « Boutin, ancien trésorier de la marine, a entretenu des correspondances et intelligences avec les ennemis de le République et notamment avec l'Angleterre, où il prétend avoir voyagé jusqu'en 1793. Il est évident qu'il tramait avec Pitt et Georges contre la République française. » Condamné à mort, Simon-Charles Boutin fut exécuté le 4 thermidor. 11 était alors âgé de soixante-quatorze ans et n'avait jamais été marié. Son frère, Charles-Robert Boutin, ancien intendant des finances, dont les trois fils avaient émigré, poursuivit longtemps la restitution de son important héritage, à la fin du Directoire et sous le Consulat. (Arch. nat. F 7 5712 et W. 428, dossier 963.)

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