‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 56 sur 139 · COMTE DE MAILLEBOIS · texte numérisé non relu

COMTE DE MAILLEBOIS

Maillebois (Yves-Marie Desmaretz, comte de), né en août 1715, fils du maréchal de Maillebois et petit-fils du contrôleur général Nicolas Desmaretz, s'intitula dans les actes voisins de l'époque révolutionnaire : « chevalier des ordres du Roi, lieutenant général de ses armées, gouverneur des ville et citadelle de Douai ». Le maréchal demeurait au moment de sa mort rue Saint-Dominique, près la rue du Bac. L'adresse du comte de Maillebois, dans des pièces de 1779 et sur des lettres missives de 1789 conservées aux Archives nationales, porte : « En son hôtel, rue de Grenelle, faubourg Saint- Germain, paroisse Saint-Sulpice ». Le comte de Maillebois se prononça fortement, lors des États généraux, contre tous les plans de réforme ; il fut dénoncé en 1790 au Comité des recherches de l'Assemblée nationale, et décrété d'accusation pour avoir rédigé un plan de contre-révolution, qui devait être appuyé par la cour de Sardaigne. Il s'enfuit dans les Pays-Bas, et mourut à Liège le \A décembre 1794. Il avait épousé Marie-Madeleine- Gatherinc du Voyerde Paulmy d'Argenson, qui lui survécut. Un carton de papiers concernant ce personnage fait partie du fonds du séquestre aux

Archives nationales (T. 68). Il contient un dossier de correspondance, des titres généalogiques remontant au xvi e siècle et bon nombre de titres de propriété provenant de la succession du marquis de Ganay, dont le comte de Maillebois fut légataire universel. On y rencontre aussi des pièces intéressantes touchant des concessions de terrains à Cayenne. Dans les papiers des émigrés, on trouve un petit dossier renfermant deux lettres adressées au préfet de police le 29 messidor an VIII, pour l'aviser que Jean- Joseph Desmaretz, ancien directeur des subsistances militaires à Valenciennes, prévenu d'émigration, est autorisé à rester en France et à résider à Paris pour suivre sa radiation définitive, mais placé cependant sous la surveillance de la police (F 7 5 724). Nous ne savons s'il était parent du comte de Maillebois.

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