‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 84 sur 139 · Nous transcrivons ce nom, certainement mal orthographié · texte numérisé non relu

Nous transcrivons ce nom, certainement mal orthographié

en 1789, il en remplit les fonctions jusqu'en janvier 1793, puis il se réfugia en Russie. Voici une lettre de Duroc, aide de camp de Bonaparte, alors en mission à Saint-Pétersbourg, adressée le 10 août 1801 au Premier Consul, qui résume la vie du comte de Choiseul pendant rémigration : « Citoyen Consul, M. de Morkoff a été autorisé par Sa Majesté Impériale et par ses ministres à faire des démarches à Paris en faveur de M. de Choiseul, cidevant ambassadeur de France à Coustantinople. M. de Choiseul a été décrété d'accusation par la Convention nationale à l'occasion d'une lettre, prétendue de lui, trouvée dans les papiers du duc de Brunswick. En quittant sa mission à Constantinople, il a pensé que sa sûreté personnelle serait compromise en retournant en France, et il s'est rendu en Russie, où il a été bien accueilli par Catherine II et ensuite par Paul I er ; il en a même reçu des terres assez considérables. M. de Choiseul ne réclame rien de ce qu'il a perdu en France. Il demande la liberté de pouvoir y aller pour arranger ses affaires, y revoir sa femme et ses enfants, qu'il y a laissés. Salut et respect. Duroc, aide de camp. » [Arch. nat., F 7 5 717). — Ce dossier renferme en outre un mémoire justificatif, une copie de la lettre incriminée par la Convention et quelques autres pièces produites pour obtenir la radiation de la liste des émigrés. Le comte de Choiseul-Gouffier avait été nommé par le czar Paul I er conseiller privé et directeur de l'Académie des beaux-arts. Rentré en France en 1802 et élu membre de l'Institut, il s'occupa uniquement de travaux d'érudition. Sous la Restauration, il fut ministre d'État et pair de France. On conserve encore aux Archives nationales des papiers saisis à l'hôtel de Choiseul-Gouffier en 1793 et mis sous séquestre. (T. 153 f et s ).

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