‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 86 sur 139 · MIRECOURT · texte numérisé non relu

MIRECOURT

Nous n'avons trouvé trace de ce nom ni dans les papiers séquestrés, ni aux dossiers de la police, ni dans les pièces du tribunal révolutionnaire. Il ne figure môme pas sur la Liste générale des émigrés.

MAISON DELENTRE

ÉMIGRÉ

Inventaire de 21 Nivôse l'an 7// e , rue des Bons- Enfants, 1316

209. — Une basse avec son étui, indiquée : Constantinople, Octoma-

nus fveit (sic), anno 1720, estimée 120 francs.

210. — Deux pupitres doubles, n'ayant chacun qu'une bobèche en

fer blanc, l'un desquels a le pied cassé, estimés ensemble 48 francs.

DELENTRE

« Delentre ou Deleutrk l'aîné (Jean-Antoine), négociant, rue Neuve-des- Bons-Enfants, n° 1 » : ainsi ce personnage est-il désigné dans les nombreuses pièces de son dossier, toutes ayant pour but de le faire rayer de la liste des émigrés, où, disait-il, il avait été inscrit par erreur. Nous extrairons seulement quelques-unes des raisons qu'il invoque dans plusieurs pétitions datées de 1797 à 1801. Obligé à de fréquents voyages à l'étranger, en raison de son commerce, il prit un passeport le 7 juillet 1792 pour aller h Londres, dans le but d'y acheter des grains qu'il voulait amener à Paris. Le s r Cousin, alors membre du Comité des subsistances et depuis membre du Sénat conservateur, non seulement approuva ce voyage, mais lui promit la protec-

lion du gouvernement. Le ministre Lebrun, instruit des services qu'il rendait à la chose publique en matière d'approvisionnements, l'autorisa, par lettre du 31 janvier 1793, à prolonger son séjour à Londres. Peu de jours après, il apprit avec étonnement que les scellés étaient sur son mobilier et que lui-même était porté sur la liste des émigrés. Ce mobilier, seule propriété qu'il eût en France, fut vendu. « Il n'en réclame pas la valeur, dit-il, mais demande seulement que son nom cesse de figurer à côté de ceux des ennemis de la patrie, etc. » [Arch. nat^ F 7 5 722.)

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