‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 94 sur 139 · COQUET · texte numérisé non relu

COQUET

Un Coquet (Pierre-François), né à Brissac (Maine-et-Loire), âgé de cinquante-six ans, ci-devant militaire dans le régiment de Bourgogne-cavalerie, demeurant fauboug du Temple, n° 37, comparut le 24 floréal an 11 (13 mai 1794) devant le tribunal révolutionnaire, sur l'accusation de délits contre-révolutionnaires non autrement spécifiés. Mais il nous paraît difficile qu'il s'agisse ici de ce personnage, car Pierre-François Coquet bénéficia par extraordinaire d'une ordonnance de non-lieu, et d'autre part on le donne comme un pauvre diable « montant des gardes pour exister » (Arch. nat., W. 364, dossier 800), ce qui rend peu vraisemblable qu'il ait eu en sa possession les instruments de musique désignés ci-dessus.

Selon toute apparence, on aurait dû écrire « maison de la condamnée Coquet ». Anne-Thérèse Raflfé, veuve Coquet, fut condamnée à mort par sentence du tribunal révolutionnaire et exécutée le 15 messidor an II (3 juillet 1794). Détenue comme suspecte dans la maison d'arrêt de Port-Libre (ancien Port-Royal), elle était accusée d'avoir conspiré et cherché à produire des soulèvements dans les prisons. On trouve peu de renseignements sur cette personne. Dans les actes du tribunal, elle est ainsi désignée : « Anne -Thérèse Raffé, veuve Coquet, âgée de 45 ans, née à Neuville, département de l'Ain, vivant de son bien, demeurant à Bièvre, département de Seine-et-Oise. » (Arch. nat., W. 404, dossier 932.) Il faut admettre que les meubles de la dame Coquet furent, après son exécution, amenés de sa maison de Bièvre et déposé, comme on le dit ici, rue de Vaugirard, au couvent des Carmes.

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