Un violon sans étui, fait par N. Dumenil 2 en
VICOMTE DECQUEVILLY
Hennequin, vicomte (TEcquevilly, né h Paris en 1752, entra au service avec rang de sous-lieutenant dans le Royal-cavalerie le limai 1769, et passa successivement par tous les grades jusqu'à celui de maréchal-de-camp inclusivement, qu'il obtint comme retraite le 1 er mars 1791. Il avait épousé la fille du comte d'Eyck, envoyé de Bavière à la cour de France (voy. cidessus le n° LV). Lui-même avait été naturalisé bavarois par lettres de l'Électeur palatin du 23 août 1782, ce qui facilita son départ de France, quand les événements de la Révolution lui parurent menaçants. Il quitta Paris avec sa femme le 28 avril 1791, muni d'un passeport délivré par le
1. Jauch (Johannes), à Dresde, sujet autrichien; luthier estimé en Autriche et Hongrie.
2. Duménil. La date de 1786 ne permet pas de confondre ce luthier avec son homonyme Du Mcsnil (Jacques), luthier très estimé qui travaillait vers le milieu du xyii« siècle.
ministre des relations extérieures, et se retira dans la famille de celle-ci en Bavière. Des certificats joints à leur dossier prouvent qu'ils résidèrent constamment à Munich ou à Landshut depuis le milieu de Tannée 1791 jusqu'au 12 novembre 1800, et que pendant ce temps ils furent toujours exceptés des mesures prises en diverses circonstances à l'égard de l'émigration française. Cependant leurs noms avaient été inscrits sur une liste d'émigrés du département de Paris en date du 18 frimaire an II. On conserve aux Archives un grand nombre de pièces relatives aux démarches qu'ils firent faire en 1800 et 1801 auprès des Consuls pour obtenir leur libre retour en France (F 7 5 733). Dans ce dossier se trouve l'indication du domicile du vicomte d'Ecquevilly à Paris, au moment de son départ pour l'étranger : il habitait rue Neuve-Saint-Gilles, au Marais. Ses meubles avaient été transportés rue Barbette, à l'hôtel Corberon,sauf une partie qui avait été déposée chez la comtesse d'Eyck, rue des Trois-Pavillons, comme on l'a vu plus haut.