‹ Un janséniste en exilChapitre 22 sur 146 · PS DONNE PEUT · texte numérisé non relu

PS DONNE PEUT

CÉPRIES moe

Quesnel à M"° de Fontpertuis, à Paris

17 novembre 1684.

Je vous suis très obligé, Madame, de votre souvenir que je ne mesurerai jamais sur l'assiduité à écrire et dont je me tiendrai toujours très assuré, dans Le plus profond silence. Je ne me plains de votre mémoire qu'à l'égard du supérieur de Port-Royal. On m'a dit que cest un M. de La Grange de Saint-Victor qui aété agréé. Sil n’y en a qu’un de ce nom, il faut que ce soit lefrère d'un P. de La Grange que nous avions parmi nous,etqui est mort curé de Châlons, il y a environ six semaines. Il était fort entêté contre le prétendu jansénisme, et, si son frère était de même, les pauvres sœurs seraient mal pourvues. Si c’est celui-là, il est parent de M. l’évêque d’Orléans!, comme petit-neveu de feu M5' le cardinal de Bérulle.

Je suis bien aise que notre saint sauvage *? veuille bien nous laisser encore quelque espérance d’avoir de ses nouvelles. Mais je n’abuserai pas de sa bonne volonté, et je ne le fatiguerai pas de mes lettres, pour m'accommoder à son inclination.

Je n'ai point eu de nouvelles de celui dont vous lûtes les lettres à votre campagne*?. Comme il ne m'a point

{. Pierre 1V du Cambout, cardinal Coislin, évêque d'Orléans de 1665 à 1706.

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