‹ Un jeune homme presseChapitre 20 sur 41 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Pontbichet, Colardeau, La Voix de Dardard

Colardeau, sortant de la chambre, à Pontbichet. Eh bien, est-ce fait? bavez-vous criblé?

Pontbichet. Oui, c’est arrangé !... c’est lui qui épouse ...

Colardeau. Dardard?

Dardard, dans la coulisse, très haut. Je vous demande la main de votre fille.

x Pontbichet. Tiens, le voilà qui fait sa demande en tremblant.

Colardeau. Mais ça ne se peut pas ... je suis le premier . . . Depuis une heure vous girouettez . . .

5 Pourquoi lui plutôt que moi?

Pontbichet. Pourquoi? Colardeau, si tu avais des gants à envoyer en Angleterre, qu’est-ce que tu ferais?

Colardeau. Moi? ... je les mettrais aux messageio ries.

Pontbichet. Je vais te mettre sur la voie . . . Tu en ferais deux ballots . . . dans l’un . . . ( Changeant d’idée.) Non, c’est trop fort pour toi.

Dardard, dans la coulisse , plus haut. Je vous de- 15 mande la main de votre fille !

Une voix de vieille femme, répondant. J’ai mes pauvres ... je ne peux rien vous faire !

Pontbichet. Tu vois ... ils sont à peu près d’accord . . . cependant je vais lui donner un coup de 20 main . . . Adieu, Colardeau.

Colardeau. Mais écoutez-moi: si vous connaissiez mon amour . . .

Pontbichet, de la porte. Je m’en bats complètement l’orbite . . . Adieu, Colardeau.

(Il entre chez sa femme au fond, à gauche.)

Page 1