‹ Un jeune homme pressé, vaudeville en un acte. Par E. Labiche. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de la Montansier (Palais-Royal), le 4 mars 1848Chapitre 21 sur 21 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

PONTB'CHET.

Ce n'est pas que je tienne à vous... Il y a lh Colardcau qui no demanderait pas mieux...

DARDARD.

Colardeau ! vous vous appelez Colardeau.. . de Loches ?

CO LARDE AU

Indre-et-Loire...

dardard, à part.

Juste le neveu que je cherche... (Haut, h Ponlbichct.) Monsieur, un Gascon n'a que sa parole: je remettrai la dot de votre GWe, (indiquant Colardeau) à son mari... Je la lui dois...

POXTBICHET.

A la bonne heure !

COLARDEAU

Comment! généreux étranger...

dardard, bas à Colardeau.

Plus une grammaire française.

COLARDEAU

Pourquoi faire ?

DARDARD.

Pour apprendre votre langue... avec deux P.

Ah ! il n'en faut que deux?... que notre langue est pauvre ! Eh bien ! c'est Thérèse qui va être étonnée... un mari, en dormant, elle qui arrive de Loches!

"dardard , avec inquiétude.

Ah! elle est de Loches! (A Colardeau, le prenant à part.) Pites donc?

colardeau.

Quoi?

dardard.

Vous m'assurez qu'elle n'a pas vendangé?

colardeau.

Non, mais elle devait commencer cette année.

DARDARD.

Quelle chance !

PONTBICnET.

Ah ça, il est trois heures... si nous nous recouchions?

COLARDEAU

Ça va.

DARDARD.

Recouchons-nous !

colardeau, à Dardard.

Il y a deux lits dans ma chambre.

dardauu, regardant la chambre où est Thérèse. J'accepte... en attendant mieux. (Pendant ces dernières répliques chacun remonte sa montre, puis, se déshabille. jÉrHvés au pantalon, ils s'arrêtent tous les trois.)

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