Pour la raison indiquée ci-dessus, p. 46, n
M,..J : prier M. le duc d'Orléans de s'opposer au passage et retour du cardinal Mazarin par toutes voies.
M. Goulon^ ajouta à l'avis de M. Foucquet de promettre les 150,000 livres à celui qui représenteroit le cardinal vif ou mort, ou à ses héritiers.
M. Vedeau^ : arrêter les députés'', et que les envoyer étoit envoyer des otages au cardinal Mazarin.
M. Hervé^ : prendre les 150,000 livres par avance sur le fonds des consignations.
M. le duc d'Orléans : que l'entrée du Cardinal en France étoit certaine et que, si elle n'étoit aujourd'hui, ce seroit pour demain ; que tous les avis proposés étoient fort bons pour l'empêcher, mais, quant à la députation, outre qu'elle étoit inutile, il l'estimoit périlleuse; que, à la vérité, il ne paroissoit aucune vraisemblance que l'on voulût violer les députés de la première compagnie du royaume, mais que, après ce qu'il avoit vu, en 1649, à Saint- Germain 6, on pouvoit craindre tout; que le Cardinal étoit un étranger capable de tout entreprendre pour se venger ; dùt-il perdre les trois quarts du royaume, il se contentera d'un canton pour y gouverner absolument auprès du Roi, après avoir éloigné de sa personne tous les gens de bien qui y sont encore; et de fait, il a été si insolent que de dire depuis peu, lorsque le Roi étoit à Bourges, qu'il ne tenoit qu'à lui de mener le Roi en Espagne ; il