‹ Un laboratoire dramaturgiqueChapitre 102 sur 112 · Scène IL — Court monologue. Quelques vers remaniés en marge · texte numérisé non relu

Scène IL — Court monologue. Quelques vers remaniés en marge

Mais cette jeune fiUel... etc.

i. En écrivant de premier jet ses répliques l)rèves, Hugo avait coutume de ne pas é(;rire les noms des interlocuteurs. Il laissait la place en blanc. C'était pour ne pas interrompre son travail.

On lisait d'abord :

Certe, en ccis de sitccèi>, sans (pierre et sana campagne On pourrait obtenir la Comté de r Espagne....

Ces deux vers, barrés ici, seront conservés pour la fin (le la scène, où ils se présentent avec cette variante :

On pourrait agrandir la France, et, sans campagne, Sans guerre, on obtiendrait la Comté de l'Espagne....

Remaniement intéressant, parce qu'on y voit comme le poète sait jongler avec les diverses parties d'un même distique.

Fourbe léchant d'abord ceux qu'il mordra plus lard....

La première version de ce vers était diflerente. Le poète hésite entre :

Ver qui doit devenir coideiwre tôt ou tard.... et : Ver que le soleil change en couleuvre plus tard....

L'image était heureuse. Elle n'a pas été adoptée ici; mais on la retrouvera, à la scène \i de l'acte I, sous cette forme plus lapidaire :

On croit saisir un ver, on prend une couleuvre.

Scène III. — Supplément d'exposition, par la conversation entre les seigneurs. — Premier texte et variantes :

— C'est une histoire ôtrange et secrète. Ma foi....

— Un château fait jadis pour tromper quelque duègne Ou quelque vieux [noir) jaloux....

— l'our y favoriser les intrigues secrètes....

Le couplet du comte de Bussy se poursuivait ainsi :

Mais, bah! tu le connais! la cour y va parfois. Le cardinal s'y plaît.

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