‹ Un Lamennais inconnuChapitre 39 sur 112 · LU INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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avec une netteté, une vigueur, une flamme d'éloquence qu'on rencontre à peine dans ses autres écrits. ^

Rédigées au fort de la mêlée, elles sentent peutêtre un peu trop la poudre. De 1830 à 1836, le prêtre disparaît peu à peu pour faire place au tribun déuiocrate. L'ardeur de la lutte envahit peu h peu son âme tout entière, et il ne retrouve plus dès lors, même avec son ami, les élans mystiques que la religion lui inspirait jusque-là. Ce qu'il faut désormais chercher dans ses lettres, ce n'est plus le sentiment, c'est l'idée.

On a remarqué maintes fois la clairvoyance avec laquelle Lamennais a prévu la fin du régime de la Restauration. l\ suffirait, pour reconnaître la sûreté de son coup d'œil, de citer les lignes suivantes, écrites quelques mois seulement avant l'événement:

(( Ce n'est ni par le pouvoir ni par les agents du pouvoir que la société renaîtra désormais. Il faut que les masses s'en mêlent ; il faut qu'il s'opère partout, sous l'influence du catholicisme, un mouvement semblable à celui qui, dans la Belgique, a fondu tous les partis en un seul parti, lequel demande les vraies libertés, sans en excepter aucune, qui les veut et les obtiendra. Oh ! si le clergé de France s'éclairait enfin! Cela viendra, il est

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