SCENE III
GELESTIN, le regardant s'en aller.
Ça n'a pas pris, (au public.) X.B.T. C'est moil « Ne vous mariez pas ou malheur à vous. » C'est ma prose... Voyant que Monsieur persistait à vouloir se marier, j'ai essayé de ce moyen. — Je le connais. — Il n'est pas très courageux, il a toujours peur de se compromettre. Je me disais, il va bondir. — Eh bien non! Il n'a pas bondi du tout. — Il est resté calme. — Trop calme ! L'effet est raté ! Alors que faire ? Laisser se perpétrer ce mariage? Jamais de la vie ! Nous étions si heureux ici, moi surtout, nous nous convenions si bien tous les deux. Monsieur a certainement ses petites exigences, mais il est si commode et si doux à servir... Un vrai pigeon, quoi! Et rangé donc! Toujours couché à dix heures, dînant au restaurant presque tous les soirs. Le rêve pour un domestique. Aussi je me proposais bien de finir mes jours ici. Nous aurions vieilli tous les deux, Monsieur et moi, côte à côte, comme deux bons camarades... Et voilà qu'il faut dire adieu à toutes mes espérances. Monsieur se marie ; ou mieux on le marie, car tout seul il n'aurait jamais eu l'idée de faire cette bêtise-là. Je le connais... On a dû le tourner et le retourner de telle façon qu'il a fini par dire oui, n'osant répondre non. Vous l'avez vu, il fait sa grosse voix, par instants, mais ça n'a pas de malice pour deux sous. II. n'a jamais su résister plus de cinq minutes. Je sais bien comment il agit avec moi. Et c'est cette excellente
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pàtc de maître que je Laisserais échapper ! Gélostin— c'est iiupossiblej lu no retrouverais jamais son pareil... Oui, mais comment faire? Le. beau-père crie et tempête à propos de rien el Monsieur n'ose pas môme élever La voix, devant lui. Quant à la tante, elle me fait l'effet d un ancien gendarme. Elle en impose à tout le monde, même à moi — ainsi. — Mais comment déjouer leurs projets et leur arracher mon maitre? Ma lettre n'ayant pas réussi, il faut trouver autre chose — Oh ! quelle idée I — Ah ! Beauperlhuis irère et sœur, nous allons bien voir. Le contrat est pour dix heures. 11 en est neuf. Je n'ai que le temps.
On entend sonner dans la chambre de Ravinel et appeler: Céleitiu ! Célestin.