‹ Un mariage extravagant [microforme]Chapitre 38 sur 44 · UN · texte numérisé non relu

UN

Il regarda gaiement Dennison approcher. Il était à

bonne humeur ce-matin et disposé à la paix avec ton le monde. L’irritation de la veille était entièreme tombée. Le père de Crystal pouvait être aussi ennuyey que possible, mais Crystal elle-mêmé était tout à fx charmante ; et quand Crystalserait sa femme, il st soin que le vicaire de Starling et sa famille 2 vis ‘extraordinairement peu. |

Quant à Terry, eh bién! en examinant utes chat

sans passion, après un ‘excellent dinerèt un ciga hoix, il se voyait forcé de convenir q » diable ! devait avoir un peu sujet des \ ue chose comme un vilain tour luiaw été joué Pafilui, quelque chose que le code de l'ho neur et d Tloyants de son monde n’admettraity sans protestation ; mais ce qui était fait était fait. ne céderait Crystal à personne au monde, et Da nison devait en prendre son parti. Cette opp tion inattendue qu’il avait rencontrée n’avait faitq donner plus de force à sa passion. Jamais, dans aucul affaire d'amour, il n’avait été aussi ardent dans to le cours de son existence.

Il allait voir sa mère et il l’amènerait à entend raison. Elle se montrerait quelque peu rétive d'abo à cause de France, mais il en viendrait bieñ vite bout.

Quant à France, ma foi, il regimbait un peu pensée de se retrouver en face d'elle. La rail était un supplice horrible pour son amour-pn} et il s'attendait à Ÿoir lés yeux moqueurs France accompagner de leurs éclairs sarcastiqué rire et les propos mordants dont elle allait ac

‘lir l'annonce de ses projets. « Qui est-ce?» W mag cette fille devait être sorcière. Une lea

| Lady DyneJy, de

ligne, Un erreur de de l’hom:

donc la m l'homme 1 Crystal :

son Cœur femme.

Oui, il voir Cryst Noël, san:

l'hiver à Lady Dyne cueillera c mari, AU £ neur.

Tout cela prit agité, mollement

| doigts faits

dans ces be:

on.

? «Commen

| Entrez; ôtez - Vous, Je suis

YOyez. Avezpour la madr — J’enverr

ai coup d’ œil, pu blémes.sous s; € Il s’écou avant que je

Me

ligne, une fille clairvo

erreur de la nature. Le ,

de l’homme, pour son + donc la moitié d’

| a jolie tête où lang ‘ » €lle est, pour lui, l'idéal de à femme. | : ne Oui, il viendra à bout de sa mère, il l’amènera à voir Crystal et à pré Noël, sans bruit e

, était fait, nde, et Da Cette opps

dans ces beaux yeux bleus

son.

it à enten : < Comment allez-vous étive d'abn@ Énirez; 6 t bieñ vik | pour la madre?

—dJ’enverrai par votre intermédiaire un billet à

Lady Dy DneJY, | moqueurs rcastiques lait acc

ment un peu de temps Jne file n onnellement la revoir: Je

Vy or | CN DOS | - s Z | RS, Lo ee.

je NA \ er SA | €. K a eT .

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vais rejoindre cette semaine mon régiment à Windsor.

— Ah! votre near expiré. Allez, Norton, etqu'on attelle, nous n’avons plus que dix minutes jusqu’au départ. C'est très-peu hospitalier-de ma part, Terry, d'autant plus que vous ne faites pas souvent des visites matinales chez Carruthers; mais, vous le voyez, je suis réellement pressé. Il n’y à que vingt-cinq minutes d'ici à l'heure du train, et vous savez la distance qu'il # à jusqu à la station.

/ — Je ne vous retiendrai pas, répond Terry « serrant davantage encore les dents sous sa mous tache. Je suis venu vous dire deux mots au sujet de | Crystal. »

| La cigarette de Lôrd Dynely était toute pFête. Il regarda son camarade avec son sourire indolent, dans lequel il y avait tant d’insolence cachée, et faisant prendre une allumette, il alluma sa cigarette.

« Au sujet de Crystal? J'écoute, Terry;. vous ne pouviez choisir un sujet de conversation plus intéres sant. Comment va la chère mignonne ce matin?

— Jé ne dirai rien’ de votre conduite dans cette circonstance, Lord Dynely, commença Terry ; vous save mieux que personne si elle a été celle d’un homme d'honneur ou non. Crystal, peut-être, n’est pas à blimer.

— Quelle magnanimitg! Crystal-n’est pas à blämer! Vous ne l’avez jamais demandée en mariage, et paræ qu’elle m'honore de sa préférence et de son bon accueil, elle n’est pas à blâmer. Est-ce que vous ne pensez pas, vous, qui êtes son ami, Terry, qu’elle fâ une meilleure affaire en épousant Lord Dynely qu'a devenant la femme de Terry Dennisonf? »

La colère D — dans les yeux dun

Es à He

d'Éric, m séleva pe vers des 1 la rouget tière.

« Oui, voix basse meilleure.

épousant “andé for d'entendu pour exem vous aime prévoir, m . — Cela lente Lor minutes s ct entgeti

— Mais prit énergi, lui, Ce que Vous vous.

‘votre mani

fort aimab) délaissez cr dire est do Ac e la proté & autre êtes certair qui je vouc firme que :

avez trompe

dessus de nc

nt à Wind.

ton, et qu'on tes jusqu’au part, Terry, rt des visites oyez, je suis nq minutes istance qu'il

d Terry en LS Sa MOusau sujet de

ite pFête. Il dolent, dans , et faisant tte.

ry;. VOUS ne olus intéresratin ?

ns cette cir- ; VOUS save ’un homme t pas à bli-

as à blâmer!

ge, et par le son bon ue vous ne , qu’elle fi ynely qu'e

yeux durs

d'Éric, mais l’intonation basse et lente de sa voix ne séleva pas tant qu'il parla. I] regardait Terry à travers des nuages de fumée odorante, et il s’aperçut de la rougeur qui montait et envahissait sa figure entière.

« Oui, répondit Terry après une pause et d’une voix basse, étrange, vous avez raison. Elle fait une meilleure affaire en se mariant avec Lord Dynelyqu’en épousant Terry Dennison. Comme je n'ai jamais detiandé formellement sa Main, quoi qu’il y ait pu avoir d'entendu à cet égard jadis, je répète que je la tiens pour exempte de blâme dans cette circonstance. Elle vous aime; elle ne m’a jamais aimé. J'aurais dû le prévoir, mais j'avais confiance en vous deux. — Cela ne me paraît pas très-clair, dit d’une voix lente Lord Dynely en regardant sa montre. Sept minutes seulement, Dennison. Très-fâché d’abréger œtentgetien, mais... :

— Mais vous entendrez ce que jai à vous dire, reprit énergiquement Terry en se plantant droit devant lui, Ce que j’ai à vous dire, le voici. Je sais comment VOUS Vous. conduisez envers les femmes; je connais “votre manière de les trailer; je sais que vous êtes

fort aimable pour captiver leur Cœur, et que vous les délaissez cruellement ensuite. Ce que je suis venu vous dire est donc de ne Pas agir de la sorte dans cette conjoncture. Elle n’a pas de frère ou de père capable de la protéger; je serai ce frère, puisque je ne puis

autre chose. Pour l’amour de votre mère, vous êles certainement le dernier homme sur terre sur qui je voudrais lever la main; mais je dis et j’affirme que si vous trompez Crystal, comme vous en avez trompé tant d’autres, par le ciel qni s'étend audessus de nos têtes, vous m'en rendreë raison, Éric. »

Il frappa de son poing fermé sur la table, les veines de son front se gonflèrent et s’assombrirent sous l'intensité de ses sentiments.

Lord Dynely eut un léger rire et jeta sa cigarette par la fenêtre.

« Bon! Mais est-ce qu’il ne serait pas aussi bien de dire tout cela tranquillement? Vous déclamez très-

. bien, mon cher, pour un amateur. Mais on entend tout cela au théâtre, et mieux rendu encore. Vous

vous exprimez bien, je puis le dire. Ces sentiments vous font honneur et tout ce qui s’ensuit; mais cette effroyable ardeur est bien déplacée, au mois d’août

tous les mois de l’année.

— J’ai dit ce que j’avais à dire, répondit Dennison. Il entre dans vos habitudes, je le sais, de vous faire un jeu de toutes choses. Riez, si vous voulez, mais é G | tez et souvenez-vous. Aussi sûrement que:

‘.. sommes ici tous deux, si quelque vilenie est corhmise L dans cette affaire, votre vie m’en répondra. Vous ne ‘vous jouerez pas d'elle, vous ne la rendrez pas folle, et vous ne la planterez pas là ensuite, comme vous l'avez fait à un si grand nombre d’autres. Vous ne briserez passon existence pour rester impuni des hommes et de Dieu. Si tout ne marche pas correctement et convenablement à son égard, vous en porterez la peine, je le jure.

— Voilà l'heure, » dit Éric en RE de nouveau sa montre. ‘

Il se leva et posa sa main sur l’épaule de Terry, en souriant de ce sourire séducteur qui rendait sa physionomie si agréable.

« Écoutez, Terry, dit-il. Je ne suis pas le scélérat, le Lovelace, le Don Juan pour lequel vous voulez me.

surtout, le moins propice à ces sortes de choses de

vw

a D passer.

(rystal ‘à } bplise abrité i je le pou wnme je le « nt honneur murellemen

fais croyez ] blie affaire.

nt, je ke sui dercher ma | vple Crysti Lieu, vous :

uisque les se maintenan wpchaud ; j aud, et j’ai oyage. Voilà issez-vOUS p let pour la US.»

I n’y avait ! prenait cet:

es humaines.

nte, ses 1m mdiales aura lôme, à € Non, Crys à regardant d:

celui de son :

ke les femmes ue»

lltraça son l ique-mot un

les veines sous l'in-

cigarette

ussi bien méz très- )n entend re. Vous ntiments nais cette is d’août hoses de

)ennison.

s faire un ais é [ue TRS commise Vous ne

pas folle,

me vous Vous ne puni des

correcte-

porterez

nouveau

& “a ê UN'MARIAGE EXTRAVAGANT 279.

hire passer. Je suis tout prêt à aller avec la petite (rystal ‘à l’abattoir de Saint-George ou à la petite | lise abritée là-bas sous les arbres, ce matin même i je le pouvais. Vous êtes un bon camarade, et, mmme je le disais tout à l'heure, vos sentiments vous. ot honneur, etc. Vous êtes un peu vexé de tout cela. aturellement ; à votre place je le serais également. is croyez bien que tout est sincère et correct dans Wie affaire. Si je n’ai jamais été sérieux jusqu’à pré- : nt, je le suis maintenant. Je vais partir pour aller dercher ma mère. Il faut qu’elle vienne ici et qu’elle «pie Crystal pour fille, Et lorsque le mariage aura ulieu, Vous serez satisfait, et cela je le jure, Terry, iisque les serments paraissent être à l’ordre du jour. maintenant, mon cher, ne déclamez plus, il fait mp chaud ; je vous donné ma parole qu’il fait. trop hud, et j'ai besoin‘“e réserver mes forces pour le byage. Voilà de l’eau de Seltz et du sherry. Rafraiissez-Vous pour calmer vos esprits,et bâclez-moi le iki pour la mère pendant que je mets mon pardes- 18. »

l'uy avait pas moyen de résister À Éric quand prenait cette attitude; c'était au-dessus des forhumaines. Son charmant sourire, sa voix charnte, ses manières affectueuses et ‘franchement wiales auraient touché et adonci Méduse elleôme, « Non, Crystal n’est pas répréhensible, pensa Terry regardant dans la glace, en face de lui, son visage lui de son rival. La force des choses fera toujours ue les femmes s'amouracheront d'Éric à première le» | ll'traça son billet d’une grande écriture rapide, laque mot un pew long remplissant une ligne eh-

Po

tière; il le plia, le cacheta, et le remit à Érit a

« Je:

moment où celui-ci sautait dans son véhicule. parliez: «A bientôt, mon vieux, dit-il gaiement. Quand faut] — D’ diré à la madre de vous attendre? Pas avant Noël! dis qu'il Oh f'c’est une plaisanterie! Elle ne pourrait pas vive DA sans Vous la moitié de ce temps. Enfin, puisque vou Mi jeux :c ne serez pas ici à mon retour, adieu et au roro) Vs vous a-tamitiés à tout le monde. » : “ Le rire * Le cocher toucha les chevaux. Ils partirent comme retentit | le vent, et Terry resta seul. Pl * « Oui, ; —Etv « Ilest vraiment étrange que nous ne Sachions pa ce malhe d’Éric quand il doit revenir. Je n’y puis rien com- — Je I prendre. Voilà trois semaines qu'il est parti ; il devait plaisante ètre de retour au bout d’une semaine. Il y a quelqu — Fra) chose de bien singulier dans tout cela, pour ne ja — Oui, dire plus. » | | pas Ainsi parlait impatiemment Lady Dynely s’adre- entre les ( sant à France. Elles se tenaient ensemble dans le salon, resters m° Sa Seigneurie étendue sur un canapé, un livre à brisée, de la main, Mlle Forrester toujours charmante, vêtu tt écrit d’une robe couleur d'ambre garnie de roses blanches, fleld, c’éta assise dans un grand fauteuil et faisant lés dernières = of retouches à une petite esquisse. pondu ? »

« La maison est comme un tombeau depuis que hi Mlle For et Terry sont partis. Il est vraiment incompréhensible « J'ai ré qu’Éric soit resté tout ce temps dehors. Si vous k en situatic comprenez, France, et si vous en êtes satisfaite, Cal oo. Fran plus que je n’en peux faire. Ma chère enfant, PES neur de re donc votre dessin et écoutez-moi. Je crois que dept il l’a lue. » l’arrivée de M. Locksley vous vous êtes toujoun Et en dis adonnée tout entière à cet art. » et reprend = Le rouge monte au visage de Mile Forrester. El Lady Dy jette un dernier coup d'œil à son dessin. tion,

t à Éric ay icule.

Quand faut-il avant Noël!

ait pas vivre puisque vous

revoir}

irent comme

- veut pas forcer mon inclination. Si 1

/ UN MARIAGE EXTRAVAGANT 281 « Je vous demande parliez-vous? | — D'Éric. Voilà trois semaines qu’il est parti, tan- \s qu’il devait revenir au ‘bout de la première. Et il

pardon, Lady Dynely. De quoi

ne m'a même jamais écrit.

“Mieux que moi. Fra * vousa-t-il écrit?» , :

Le rire | de Mlle Forrester, suaye, retentit harmonieusement.

*« Oui, ma mère, Éric m’a écrit.

— Et vous ne m’en avez jamais parlé ? Que vous dit ce malheureux enfant ?

— Je ne le crois pas malheureux. C’était une trèsplaisante lettre. 11 m’a écrit Pour rompre avec moi. — France. dit-elle avecterreur, “

— Oui, maman, il a été rappelé à la raison. Il ne

nce, Qu'avez-vous à riref Éric

musical, joyeux,

alliance projetée entre les deux nobles maisons des Dynelys et des For-

resters m'est désagréable, eh bien, au prix de son âme brisée, de son cœur déchiré, il renoncera à moi. Cela ‘lait écrit comme un des chefs-d’œuvre de Chesterfleld, c'était un modèle de style poli et chevaleresque.

— Oh Dieu! Et vous, France, qu’avez-vous répondu ? »

“Mlle Forrester éclata de ri « J'ai répondu trois mots, maman, polis, moelleux, en situation. J'ai écrit: € Mon cher Éric, qui est- 1... France. » A cette épître il ne m’a pas fait l’hon-

eur de répondre, Il me semble voir sa figure quand il l’a lue. »

La

re de nouveau:

Et en disant cela, France se renverse sur $0 et reprend son joyeux rire.

Lady Dynely se redresse les joues rouges d’i tion.

n siége

ndigna-

Peut-être vous traite-ti]

« Vous avez écrit cela à Éric, France :

-æ— J'ai écrit cela à Éric, maman. Je comprends Éric mieux que vous. Je n’ai pas la moindre peur de

lui, et vousen avez grand’peur. Je n’aurais rien pu

écrire de mieux approprié à la circonstance, quand je m'y serais étudiée pendant un mois. ‘Ilaurait pu ré-

poñdre cependant. J'aimerais à savoir ce que c’est que . |

ma rivale cette fois.

— Quoi, France, vous croyez vraiment ?.…

— Qu'Étic est devenu amoureux pour la millionième fois. Oui, Lady Dynely, je le crois aussi ferme-

ment que je crois que je suis assise ici. Mais qui sup-

posez-vous que ce puisse être ? Il n’y a pas de femme dans la maïson de Sir Philippe, et je ne présume pas qu’il ait reporté : ses sentiments tendres sur la cuisinière.

— Mademoiselle Forrester, si vous considérez ces choses comme matière à plaisanter.…

— Ne vousfâchez pas, maman, je vous en prie, et,s xl

vous plaît, nem’appelez pas Mlle Forrester. N’ai-jepas,

dit que je ne croyais pas qu’il l’ait fait ? Ce doit être une personne de la famille adoptive de Terry ; vous

savez ce que j'entends par là. Un membre du Conseil .

des Neuf, une des neuf demoiselles Higgins. Ce serait original que Terry et lui devinssent beaux-frères après

tout, tous les deux mariés le même jour, dans la même :

église, au sein de la même famille, par le même pasteur et papa. Tout à fait une idylle pastorale complète. »

Mlle Forrester rit de nouveau. Dans ces derniers temps, depuis la réception de la lettre de Lord Dynely, tout était devenu-couleur de rose pour l'héritière

de Caryllynne. L'affaire du portrait marchaït toujours, mais Mlle Forrester n'aurait voulu convenir ave

personne, pas | e circonsta Des larmes b kb Lady Dynel «Vous êtes 'nlention peu s nourri-da:

un cœur, l’es mme d’Éric.

fous le méprise ns parliez de me tant de déd France posa kd de son aîné «Voyons, me & cälinerie, ur est aveugle bi, je.ne l’aime irais avec lui s ante ans en le :

s-brillant, tré mme l’onde. F1 1 dje l’avaisépou hgrin la premié et jusqu’à la mc us Savez bien q #aenflammé s ve magnanime ï n’y peut rien.

Blese leva et cor i de fer s'arrêts uvétudegriscla (Parlez des an

0 Éric qui arri

prends eur de

rien pu

aand je ; pu ré-

est que

milliofermeui Supfemme me pas à cuisi-

rez ces

et,sil i-je Pas, it être ‘; VOUS

onseil .

serait s après

même :

e pas- > COM-

rniers rd Dyritière jours,

ave

ele circonstance y fût Pour quelqie chose.

Des larmes brillaient en ce moment dans les yeux & Lady Dynely. res me 4 «Vous êtes cruelle, France. Vous n'en avez pas fntention peut-être, mais vous l’êtes néanmbins. J’a-

on Cœur, l’espérance de vous voir un jour devenir mme d’Éric, et vous traitez la chose de cette façon. us le méprisez ; il faut qu’il en soit ainsi pour que ns parliez de lui et de son amour si légèrement et re tant de dédain. » |

France posa son dessin et vint s’agenouiller au kd de son aînée en lui donnant un baiser.

« Voyons, Maman de mon cœur, Voyons, dit-elle & cdlinerie, qu’y a-t-il ? Vous aimez Eric, et l’aur est aveugle; vous ne le voyez pas tel qu’il est. ii, je.ne l'aime pas et je ne l’aimerais pas quand je irais avec lui sous le même toit pendant cent cinante ans en le Voyant comme il est. Ilest fort beau, s-brillant, très-séduisant ; mais il est inconstant mme l’onde. I1 n’a pas de solidité dans ses affections dje l'avais épousé, etqu'ilne m’eût pas fait mourir de hgrin la première année, je l’aurais dominé absolu-

nt jusqu’à la mort Ou jusqu’au divorce. Pour le reste, us Savez bien que j'ai raison; quelque nouveau vi- #aenflammé son caprice si mobile, et de 1à cette we magnanime. Je ne le blâme pas; il est né ainsi

il n’y peut rien. Eh, écoutez! »

Blese leva et courut à Ja fenêtre. Une voiture du che-

i de fer s'arrétait en ce moment et un jeunegentlevétudegrisclair en descendait. France semità rire. (Parlez des anges et vous entendrez leurs ailes. ‘M Éric qui arrive. » +

eronne, pas même àvec sa propre conscience, que

is nourri dans mon Cœur, dans le plus profond de

des rh so 12

4 Lu er ape eus

C'était Éric. Il entra pendant qu’elle parlait et vit son regard riant et espiègle qui semblait lire au plus profond de sa pensée.

« Enfin! Vous arrivez juste au moment où votre

mère ef moi sentions nos idées tourner au noir. Nous avions fini par vous croire perdu, Éric, et voilà que vous nous revenez comme un beau rêve une fois encore. Voyons, pendant que vous allez raconter à votre mère toutes les nouvelles de votre séjour là-bas, je . vais m’habiller pour le dîner. »

Elle quitte la chambre en lançant à Éric un dernier coup d'œil plein de malice qui réussit presque à le dé. concerter. Presque, non pas entièrement, car rien sur la terre n’a jamais eu la puissance de ne perdre contenance à Sa Seigneurie.

« Véritablement, Éric, lui dit d’un ce bourru sa mère, je ne puis comprendre comment France a le courage de prendre si légèrement votre abandon. Dans ma jeunesse, une conduite comme la vôtre ei été jugée impardonnable.

— Oui, maïs nous ne vivons pas aujourd’hui daps les siècles barbares, répond Éric après avoir sonné et en s’asseyant sur le fauteuil que venait de quitter France. Quant à mon abandon de France, ayez l bonté, mère chérie, de m'expliquer ce que vous voules dire, je ne comprends pas.

— C’est pourtant facile à comprendre. Vous ave demandé avant votre départ à France de consentird votre union, n'est-ce pas ?

. — Je... je crois que oui. Il y a trois semaines de cela, et on doit naturellement pardonner à un homme si sa mémoire est un peu en défaut au bout de tx de temps.

— Vous lui avez demandé de vous épouser, pour

suivit sa m et elle vou maine pour — Mach tion vous fe Seltz et du s — Et vou de colère.

homme, d’ur — C'est I:

“Forcer l’incl noins digne dentendre ai réflexion, je :

cher la répon — Vous lu — Oui, me verre de sher prétentions st a libre volon plus virile et ] — Et qu’a mère. .

— Elle m’a (Qui est-ce &rcière. Je n° lk personne: 1 jourd’hui pou:

— Éric, 8 vous dire?

lait et vit ‘eau plus

L où votre noir. Nous voilà que ne fois enter à votre là-bas, je

un dernier ue à le dé ar rien sur

ire perdre

bourru 'rance a le

abandon.

… vôtre et

d’hui daps ir sonné et

—— Érie,-s’écrie sa- mère en.se levant, que voulez-

suivit Sa mère sans se préoccuper de 80 persiflage, e elle vous avait répondu de revenir d ns une semaine pour chercher sa réponse, n’est-il pas vraif

— Ma chère mère, quel admirable juge d’instruction vous feriez ! Oui, elle m’a dit cela. De l’eau de seltz et du sherry, dit-il au valet de pied qui entre.

— Et vous n’êtes pas venu, dit Lady Dynely, rouge de colère. Éric, est-ce là la conduite d’un gentilhomme, d’un amoureux, d’un homme d’honneur ?

— C’est la conduite d’un homme de sens.

Si elle ne me semble pas belle, Que m'importe toute la beauté ?

Forcer l’inclination d’une femme eût été un acte bien

moins digne d’un gentilhomme. France me l’a donné .

dentendre ainsi, et c’est Pourquoi, après une seconde

réflexion, je me suis décidé. Je ne suis pas venu cher-

cher la réponse; je lui ai écrit pour céla.

— Vous lui avez écrit ? |

— Oui, ma mère, dit Éric en se remplissant un verre de sherry. Je lui ai écrit pour renoncer à mes prétentions sur elle, à moins qu’elle ne m’acaë At de & libre volonté. Ma lettre était la plus hono plus virile et la plus digne, à mon jugement.

— Et qu’a-t-eNe répondut? demanda vivement sa

— Elle m’a répondu, dit Éric, riant à ce souvenir, (Qui est-ce? » Je crois que Mlle. Forrester doit être

wrcière. Je n’ai pas pris la peine de Jui écrire qui est

k personne ; mais jai pris la peine de revenir ici aujourd’hui pour vous le dire.

Vous dire?

Lo

le, la :

\ te

. sentement subordonné au vôtre.

. étrange, mais ce n’ést pas plus étrange que la vérité,

—— Mama” ‘ait Éric plaintivement, asseyez-vous et ‘nb vous émotionnez pas. Mon Dieu, à quoi. bon segendarmer ainsi et prendre feu à ce point pouf rienf Je veux vous dire que j'ai rencontré une jeune fill que j'aime mille fois mieux que France; que je ln ai demandé de devenir ma femme, que j'ai demandé sa main à son père, et queson père m'a accordé un con- Voilà toute la chose claire pour vous comme le jour. » é

Sa mère retomba sur son siêége anéantie.

« En trois semaines, murmura-t-elle d’une voix éteinte, tout cela en trois semaines.

— Nous vivons dans un siècle où l’on va vite, mère, répondit froidement Je jeune homme. Le temps est précieux, pourquoi le gaspiller? Cela peut paraître

UN MARIAGE EXTHAVAGANT

La vérité est souvent plus invraisemblable que la fi. … tion. C’est un fait accompli.

\ — Qui est-ce? demanda Lady Dynely désespérée,

— Voilà la question de France qui revient. C'est Mlle Higgins.

— Mlle Higgins?

— Oui, la pauvre fille. Ce n’est pas un nom disti. gué, mais une rose avec un nom plus pompeux n'arrait pas ün,plus suave parfum. Christabel, vingt e unième Vicomtesse Dynely, ne fera pas florès dans le nobiliaire de Debrett. Mais . que voulez-vous? il n'ya pas de rose sans épines, m’a-t-on dit. C est la hui- tième fille du vicaire de Starling.

— France l'avait dit, murmura Sa Seigneurie, toujours de sa voix presque inintelligible.

— Elle l’a dit? En ce cas, il nous faudra faire brûler France comme sorcière, Terry ne lui a pas écrit, n’est-ce pas?

ment! Je.

jeune fille +st la jeu rence, et Malheuret jai conqu et me vo François neur, ».

Il s’arré Sa mère

dgses joue:

une espèce «Éric, di , voulu dire qu'il aimai Éric lev signation.

« Si vous ma mère. »

Elle le re parler, les r tuation, apr

—äbandonné,

était trop g

i,bon segen.

à vite, mère e temps et ut paraître ue la vérité, que la fie

ésespérée, vient. Cest

nom distir

apeux. n'ai:

el, vingte

UN.MARIAGE EXTHAVAGANT 287 - — Je n’en sais rien: Cette jeune fille est la sœur de celle que Terryidoit épouser ? ( — Non, ma mère; dit son fils en se versant froidement un autre verre de sherry. Ce n’est pas sa sœur, C'est elle-même. '. :

— Comment? . + ‘. ; — Que de paroles il faut pour-expliquer une chose si simple, dit Éric d’ün Häussade, et qugle monde sæmble aujourd’hui fâcheusement privé d’entendement! Je répète donc, ma chère Lady Dynely, quéJà jeune fille que j’ai l'intention de prendre pour femme, +st la jeune fille que Dennison honorait de sa préférence, ed dont il voulait faire Madame Dennison. Malheureusement pour lui, je suis venu, j'ai vu, ct Jai conquis. Elle m'a préféré à cet épais. dragon, et me voici. Térry s’est sans douté écrié comme François Ie à Pavie: Tout est perdu, fors l’hon- DEF, D on Û | Il s'arrêta. te Sa mère s'était relevées tout son sang avait disparu dgses joues, et ses yeux étaient fixés’ sur son fils avec

une espèce d'horreur. | «Éric, dit-elle durement, vous me dites. vous avez , Toulu dire que vous aviéz enlevé à Terry la jeune fille qu'il aimait? » à me Éric leva les yeux au ciel d’un air detriste ré- . signation. Æ:

«Si vous le prenez de cette façon sentimentale, oui, ma mère. » | , CRD Elle le regardait et restait immobile. Elle essaya de parler, les mots ne vinrent pas. L’horreurde cette situation, après tout ce que Terry avait généreusement

-#bandonné, après le noble sacrifice qu’il avait fait,

était trop grande. Il avait-sacrifié à Éric tous les

Cd : PL.

4 14 pr, 7 ou!

D ET < 4 je à AE ARE fus NREUR ? he 47% mn, 154 nt CAE SAR ru RTE À tn le° VE % n p 4 . "0 i 18. > TX | rat ù AT NS AR VO | ï | > UE js Re ; ONE eu ë do Fa Rs ssh vhs SA re Led ». , +4 A , en A2 aus < :

, 288 | droits que sa naissance lui donnait, et voilà comment Éric le récompensait. %.

« Mère, s'écria Éric en se levant pres ue alarmé par

la pâleur et l’expression d'horreur qui se lisait sur son visage, qu'y a-t-il donc? Pourquoi prenez-vous tant à cœur les affaires de Terryf N'est-il pas assez grand et assez Agé pour les surveiller lui-même? Suis-je coupable, est-elle répréhensible de me préférer à luit Je m’attendais à être pris 4 partie au sujet de France, mais non, grand Dieu, au sujet de Terry. Fe 0 — Vous ne savez pas... malheureux, vous ne savez pas. dit-elle d’une voix brisée. | — Non, je ne sais ‘pas, reprit Éric avec un froncement de sourcils d’impatience, je ne sais pas, mais j'aimerais énormément savoir, Qu'est-ce que Dennison, pour que je laisse ses projets faire échec aux miens? Il n'a rien dit, par conséquent il n’a pas de motif de se plaindre. Voici un billet de lui pour

Vous. » | Il lui tendit la lettre et s’assit en attendant qu’elle

l'eût lue, appuyé sur les coussins de son siége. Elle était courte.

TRÈS-CHÈRE LADY Dywezy,

Eric vous a tout dit maintenant. S'il l'aime et qu'il soit bon pour elle, jé n'ai Men à demander de plus. Mais dans le cas co1traire, comme je le lui ai dit à lui-même, il aura à me rendre compte de sa conduite. Elle l'aime dans toute l'innocence de son cœur, et elle m'est si chère, que je mourrais pour lui épargner

un instant de chagrin. Qu'il prenne donc bien garde de ne pas

* “ke lasser d’elle et de ne pas l'abandonner. Quant à vous, si j' quelque droit à votre bienveillance » Voici ce que je vous

demande en retour. Venez, pressez-la sur votre cœur en l'accep-

tant pour fille, et je me considérerai comme plus que largement

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Tekny.

Elle deme rtomba sur ele cacha sa imérement.

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Elle demeura un moment comme étourdie, puis elle retomba sur le sofa, froissant le papier dans sès mains: le cacha sa tête dans les coussins et so prit à pleurer imérement. Éric se redressa en colère. |

« Je ne comprends rien à tout cela, dit-il. Qu’est-il donc ce Dennison, dont les intérêts paraissent vous tucher plus que les miens? Que dit-il donc dans œtte lettre? x |

— Rien que vous ayez besoin de savoir, dit mn © Dynely, en relevant la tête avec dignité. Avez-vo quelque chose à me dire, Éric, avant que je monte m'habiller ? |

— Ceci tout simplement. Je désire que vous m’ac- “mpagniez demain pour reconnaître formellement trystal pour ma future épouse. » |

Il se tenait fièrement devant elle. pareil à un june sultan donnant ses ordres souverains à son xrail.

« J'irai, répondit-elle sèchement. Y a-t-il autre chose encore ?

— Je voudrais que vous dissiez À France que je dé. sre n'être taquiné en aucune façon à ce sujet. C’est we des faiblesses de France. de taquiner les gens, et ula m'est très-désagréable. Dites-le-lui, et ce sera fni. » :

Le jeune autocrate doit être obéi. Lady Dynely derche en soupirant Mlle Forrester, et la trouve où habillée et admirablement belle dans la pose qelle a prise en contemplant d’un regard rêveur le wleil se couchant derrière les forêts verdoyantes du Devon.

Eh bien, ma mère? demanda-t-elle:

— C'est tôut comme vous l'aviez dit, France, répond mylady. Il est devenu amoureux. »

Mlle Forrester rit, quelque avec une légère pointe

de dépit.

« Je le savais. Je l’avais ou dans les profondeurs

de mon âme prophétique.

Oh! mon cousin au cœur léger, Oh! mon Éric n’est plus à moi!

Qui est-ce? Une des neuf demoiselles Higgins?

— Une des neuf demoiselles Higgins.

— Ainsi Terry et Éric seront beaux-frères, comme je l’ai dit. Quelle plaisanterie bizarre, Lady Dynely!

— Non Le France, ils ne seront pas beaux-frères. C'est.

Mais En s'était relevée avec impétuosité.

« Lady Dynely, ne dites pas cela. Ne dites pas que c'est précisément la demoiselle Higgins que Terry aimait. Ne me faites pas croire à tant d’infamie del part d’Éric. »

Lady Dynely s'était assise, désolée et muette, et France lut toute la vérité sur son visage.

« Ainsi, c’est cela. Oh! c’est trop fort! c'est trop fort!.…trop fort de sa part à elle. trop fort de la part d'Érict Cela rappelle une des histoires de la Sainte Écriture, celle de l’homme méchant qui enleva à sn voisin sonpnique brebis. Pauvre bon Terry! »

Elle s’assit. Ses yeux lançaient des éclairs à travers ses larmes.

« J'ai eu une lettre de Terry, dit tristement Lady Dynely. Il désire que j'accompagne Éric et que je ratifie formellement ce projet d’union.

— Vous irez, comme de juste.

__— Je ne puis faire autrement. Et vous, Fran®, vous êtes peinée de cela par rapport à Terry, j'en suis sûre, ce n’est pas du tout pour vous-même.

— Oh!

dit Fran indigné. I Cologne, :

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dit France, portant haut sa belle tête et le regard indigné. Il pourrait épouser les onze mille vierges de Cologne, sans que je m’en soucie. Mais Terry aimait cetle fille, et Terry... je dois vous le dire, quoique cela puisse.vous froisser, Lady Dynely…. Terry vaut deux œnts Éric. C’est une honte. une honte! » |

On se réunit pour le diner. Le salut de Mlle Forrester fut des plus froids et des plus contraints. Éric était, comme d'habitude, langüissant et charmé de lui a plus haut point. Il ne voulut pas voir la figure pile et triste de sa mère. Il ne fit pas attention à la rougeur et aux regards irrités de France.

«€ Vous aurez beau vous unir toutes deux pour me chercher querelle, pensa Éric, vous n’y arriverez pas.»

Une fois France parla de Te » SOn regard était vif, brillant, courrouté, et donnait à sa physionomie we résolution étrange.

€ Où est Terry? Comment l’avez-vous laissé? Où alait-i1? Quand reviendra-t-il? »

Érie supporta héroïquement cette attaque.

«Comme vous exécutez les variations sur ce nom dassique! dit-il. Je ne sais rien des tenants et aboulissants de Terry. Suis-je le gardien de mon frère? Votre sollicitude fait trop d'honneur à M. Dennison. »

Elle se détourna avec une expression de dédain.

« Il n’a pas de Cœur, pensa-t-elle; il n’a pas le seniment du remords ni le moindre sens moral: il éprouve rien pour aucune créature humaine autre que lui. Je plains Mile Crystal Higgins. »

La soirée amena Locksley. | . “Ainsi il vient encore, pensait Éric en contemplant d'un œil endormi, à demi clos, sa mère et l’ iôte qui Juaient aux échecs, pendant que France, ati piano,

— Oh! pas le moins du monde pour moi-même,

chantait à voix basse. Je voudrais savoir.

bien savoir si c’est là le secret de votre royale indiffé. rence pour moi, mademoiselle Forrester. »

Le lendemain, Lady Dynely et son fils partirent. France suivit des yeux Éric jusqu’à ce qu’il eut disparu, le sourire à la bouche et la fin d’une Ancienne “ballade sur les lèvres :

Légèrement gagné, légèrement perdu, Un gentil bonsoir à toi.

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