‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 6 sur 345 · LES « MÉMOIRES » DE GOULIN · texte numérisé non relu

LES « MÉMOIRES » DE GOULIN

els, qu'on chercherait inutilement ailleurs. Il professe Jour lui une admiration sincère, qui ne tombe Jamais lans la banalité de l'éloge officiel, et 1l en parle avec une motion communicative. Ces quelques pages, écrites avec implicité, n'ont rien d'une oraison funèbre; elles nous ont connaître Fernel mieux que les plus savantes dissertations des érudits.

Toutefois, celles-e1 ont leur mérite et leur nécessité. Beaucoup de critiques ou d'historiens ont discuté les roblèmes que soulève la biographie de Fernel. Aucun 1e s’est acquitté de ce travail avec autant d'application, de alent et d'ampleur que Goulin. Il a écrit, dans ses Mémoires pour servir à l'Histoire de la médecine, une Mie de Fernel, dont lé texte n’est autre chose qu'une raduction de Plancy. Mais les notes, les disseriations et a bibliographie qu'il y a jointes sont des modèles de ogique et de science. Les recherches approfondies auxquelles 1l s’est livré font de son ouvrage une mine pré- 1euse. S'1l est permis, sur quelques points de détail, de >ontester ses conclusions, le livre de Goulin n'en est pas noins indispensable à qui veut étudier Fernel, sa vie, sa hysionomie morale et ses écrits. C’est là qu'il faut se *eporter pour tout ce qui est du ressort de la discussion :t de l’érudition.

La première question qui se pose, c'est de savoir où st né Fernel. Plancy, à l'ordinaire très exactement nformé, n’a pas semblé supposer qu'il pût y avoir de loute : « Jean Fernel, dit-1l, naquit à Clermont, petite « ville qui n’est éloignée de Paris que de vingt milles; 1l « y reçut une éducation honnête ; cependant, à la tête de « ses ouvrages, 1l se dit d'Amiens, parce que son père en « était originaire !. » Cette qualification de « Ambianus »,

1, Plancy, Vie de Fernel, au début (trad. de Goulin).

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