LA FINALITÉ DANS GALIEN
pour le moment des fonctions et de l’usage des organes !, et qu'il ne fait que l'histoire naturelle du corps humain. Et, malgré ces affirmations, il ne s’en tient Jamais aux faits positifs.
I apparaîtrait par ce livre, quand bien même nous ne
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le saurions pas d’ailleurs, que Fernel n’était pas un grand anatomiste. Il le termine bien par une sorte de manuel pratique de dissection; il indique bien çà et là, par voie d'allusion, quelque remarque personnelle qu’il a pu faire ?, mais en somme, presque tout est pris de Galien. Il n’y a pas lieu de s’en étonner, quand on connaît l'influence considérable exercée par le médecin grec sur les savants du xvr° siècle. Ce qui est plus grave, c'est que Fernel ait emprunté à Galien la partie de sa méthode qui prête le plus à la critique. Parmi tous les traités deiGalien, c'est à celui dont le principe a été le plus contesté, au livre Sur l'utilité des parties que Fernel s’adresse le plus volontiers #. On a souvent blâmé le dessein que Galien
1. « Quoniam igitur non functiones ususque partium hoc loco, sed « meram corporis historiam persequimur.. » (Physiol:; 4, ch. vi, à la fin).