ACTE DEUXIÈME
MA RCFL, vivenipnt et avec dps signes d'intelligence à Chenevière.
Jo VOUS ai dit, Camille, que celte dame était venue pour me faire prévenir par Chenevière de la perfidie de M. d'Oriliy qui avait osé vous faire la cour.
CHENEVIÈRE^ à part.
Ah bon ! (Haut.) Eh ! bien, cette dame qui venait pourme parler a trouvé Marcel ici, Marcel, qui connaissait les intentions de notre oncle à l'égard de l'enfant...
VAUBERNIER
Qu'est-ce que...
CHENEVIÈRE
Il les connaissait I Alors, dans un premier mouvement, mouvement dicté par l'iniéiét, et que je blâme... il a fait une scène terrible à cette [lauvre feuime... brisée par la honte, la confusion, car elle a sa fierté !... ello s'opt évanouie !. . Je l'ai rencontrée tout à l'heure pâle, à demi-morte... elle m'a jeté quelques mots et s'est enfuie; elle sera retournée chez elle, et c'est de là sans doute qu'elle a renvoyé à la femme 1 acte de donation que réclamait si impérieusement le mari, (a pari.j Ouf!
VAUBERNIER, à part.
Ah 1 le scélérat ! comme il arrange tout ça.
JULIE TTE
Cet acte doit être signé alors ?
CHENEVIÈRE *
Oui... à la seconde page.
Eh bien, mais il faut...
CHENEVIÈRE, lui montrant la signature, bas. Mais tais-toi donc, grand- inquisiteur !
■ Marcel, Vaubernier, Caniillc, Chenevière, Juliette.
JULIETTE, à part.
Je comprends tout! oh!
CAMILLE
Voyons, voyons, Juliette, car en vérité... ma tête se perd.
JULIETTE *
Mais il n'y a rien de plus simple... (A Vaubemier qui s'est assis devant le bureau.) Ah ! mon oncle 1 qui l'aurait cru?
CHENEVIÈRE
Qui se serait douté? A ' mon oncle 1
V AU DERNIER, ahuri.
Allez au diable I
G AM ILLE, à ses genoux**.
Voyons^ mon oncle, parlez... Dites-moi que tout cela est bien la vérité... mais dites donc?
CHENEVIÈRE
Mais dites donc, mon oncle ?
VAUBERNIER
Que je dise? que... (A part, en regardant Camille.) La pauvre petite... Il y va de tout son bonheur !
Eh bien ?
VAUBERNIER^ furicHX.
Eh bien... quoi? j'avoue! parbleu! (il se lève.) Il le faut bien ! mais ce n'est pas parce que vous me le dites... Ce n'est pas pour céder à... non, mais parce que je le veux bien... parce que je suis mon maître^ après tout... *** et que je suis libre de disposer de mon argent à ma fantaisie... et de faire toutes les donations et tous les enfants qui me passeront par la tète ! Vous trouvez que c'est trop à présent? Eh! bien, non, ce n'est pas trop, ce n'est pas
* Marcel, Chcuevière, Vaubeniicr, Juliette, Cainillo. " Marcel, Chenevièro, Vaubernior, Camille, Juliette. "'"Marcel, Chenevièrc, Vaubernier, Juliette, Cainillc.