‹ Un ménage en villeChapitre 6 sur 55 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, NANETTE.

N AN ET TE, apportant l'habit de Vaubernier, Monsieur, voici votre habit!... (Elle le lui donne, et va desservir la table.)

CHENEVIÈRE

Oh! oh! l'habit bleu barbeau, à boutons de métal!... Toutes dents dehors!... décidément, mon oncle, vous avez des intentions. VAUBERNIER, passant son habit*.

J'ai l'intention... parbleu! j'ai l'intention d'aller à mon café... à la Bourse, (a part.) Je n'ai pas besoin de lui dire...

CHENEVIÈRE

Méfiez- VOUS, en ce cas, mon oncle, consultez la dent de sagesse.

VAUBERNIER

Bon. bon!...

CHENEVIÈRE

D'ailleurs, mon oncle, à quoi bon vous déranger?,.. Vous n'avez pas besoin d'aller à la Bourse, puisque la Bourse va venir à vous sous les traits de cet excellent M. Ludovic d'Orilly, n'est-ce pas son heure?

VAUBERNIER

Eh bien? après? qu'est-ce que vous avez à dire de celui-là? M. d'Orilly me témoigne beaucoup d'amitié.

CHENEVIÈRE

Parbleu!... Il nous en témoigne beaucoup aussi à Marcel et à moi.

VAUBERNIER

El puis, qu'e?t-io (jue ra [jrouvc ?

• Vauboinicr, Ghciieviere, NaucUf.

12 UN aiENAGE EN VILLE.

CHENE\ 1ÈRE

Ça prouve que vous êtes riche, que nous sommes mariés, qu'il est garçon, et qu'il agiote sur l'adultère quand la Bourse est fermée. (Ludovic et Marcel paraissent au fond.) Tenez, il vient savoir les cours.

Je ne vous écoute plus.

CHENE VI ÈRE

Ça m'est (îgal, je n'ai plus rien à vous dire. Ali! Marcel!

Page 1