‹ Un message de paix [microforme]Chapitre 1 sur 46 · MOTION MARCHAND · texte numérisé non relu

MOTION MARCHAND

Depuis 1894, l’époque où le gouvernement conservateur inaugura la politique des chemins de fer qui a commencé celle des déficits et creusé l’abîme de notre dette pubklique, la question financière prime toutes les autres dans cettz province.

* ‘Les gouvernement ont tous, tour à tour, promis l’économie et les retranchements, et tous ont plus ou moins failli a la tâche, Et les déficits sont devenus chroniques et la dette publigue est toujours allée en augmentant.

Les préoccupations financières ont fait negliger, sinon perdre de vue bien des réformes importantes, ajourner bien des projets destinés a augmenter le bien être des agriculteurs et des colons, a encourager le commerce et l'industrie, a améliorer le sort de l’ouvrier. ;

Certaines réformes, certaines économies ne peuvent se réaliser qu'avec le concours généreux des deux partis

politiques qui divisent la Province.

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C'est ce que M. Marchand a compris.

Et mettant de côté les avantages que le parti qu'il dirige pourrait retirer d’une situation si grave, il a offert au gouvernement le concours généreux de la bonne volonté et du travail des députés de l’opposition à la chambre d’assemblée Législative.

Il a offert la paix au gouverne ment, dans le but de d’aider a réaliser des économies de plus de deux cent mille dollars par année, et de faire disparaître les taxes directes imposées en 1892.

Le gouvernement a refusé les offres désintéressés qui lui faisait l’opposition qui ne demandait rien en retour.

Il veut la continuation de nos divisions de parti, la lutte a outrance et sans merci.

Les électeurs de la province sont priés de lire la motion Marchand et les discours qui l'ont appuyée. Ils verront que les motifs qui ont animés, ceux qui les ont fai, sont ceux qu'inspire le plus pur patriotisme.

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DISCOURS

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