‹ Un message de paix [microforme]Chapitre 24 sur 46 · M. VICTOR GLADU · texte numérisé non relu

M. VICTOR GLADU

Député de

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En réponse à M. Auger, député du quartier St-Jacques, Î gers {l

de Moi

utr'éal.

Séance du 12 décembre 1895.

M. l'Orateur. | |

Je regrette, et pour la chambre et pour les besoins de la cause que j'ai à soutenir, que la tâche de répondre à l’éloquent député du quartier St: | Jacques soit échue à un député aussi | peu qualifié que je le suis, mais mon désir de remplir le devoir du moment, et l’indulgence de cette chambre seront mon excuse pour m'être chargé de cette tâche. |

La motion de l’honorable chef de | l'opposition propose au gouvernement la formation d'un comté de onze | membres des deux côtés de cette chambre, pour aviser amicalement ensemble, et dans le seul intérêt de la

des taxes qui ont été imposées sur le peuple.

L'honorable député de St-Jacques se récrie contre les propositions «'é conomie que contient cette motion de l’hon. chef de l’opposition : nous en sommes peu étonnés, ce monsieur st un conservateur de vieille roche, no blesse oblige, lui parler d'économie, c’est lui donner le cauchemar, et #il ne se révoltait à l’idée de l’économie dans l'administration publique, il dé.

rogerait aux traditions bien connues de son parti.

L'honorable député de St-Jacquesa donné à la chambre et au pays le | spectacle d’une grande dévotion à son parti, il a poussé cette dévotion jus

province, à l'adoption des réformes, économies et retranchements qui

pourront, en réalisant ce qui a été promis au peuple par le gouvernement actuel, amener la bonne et saine administration des affaires de cetie province, et la suppression des Iour-

| qu’à l’héroïque sacrifice de sa réputa | tation d'homme sérieux et renseliüé,

tration de la Province la somme de

$700,000 par année depuis qu'il et.

quand il est venu nous dire sai | | sourciller que le gouvernement actuel | a épargné sur les dépenses d’adminit à

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au pouvoir. L’honorable député de Wolfe à eu avant lui, il est vrai, le | courage de prêter l’appui de son nom | à la même déclaration dans la motion qu'il a proposée en amendement à celle de l’hon. chef de l'opposition. 11 | est à peine concevable que l'esprit de parti ou la foi aveugle dans les aflir- | wations audacieuses d’un ministère aux abois, puisse conduire deux hom- | mes de haute valeur comme eux à proclaner une aussi monumentale ineptie, en face des comptes publics que tout le monde est à même de consulter.

] Ces comptes publics démontrent, | È en efiet, aussi clairement que deux et | deux font quatre, en additionnant les depenses d'administration sous les gouvernements Mercier et Taillon, durant les quatre années dont chacun de ces gouvernements est entièrement responsable, que le gouvernement ues, Taillon, bien loin d’épargner les $700,000 par année dont il se vante, a, au contraire, dépensé, durant ses quatre années d’admistration, #$993,- 582.94 de plus que le gouvernement Mercier n'a dépensé durant ses quatre années pour le même objet.

Et je défie qui que ce soit de contredire ce que j'avance.

Il faut que la cause du gouvernement soit bien mauvaise pour que sa défense impose à ses meilleurs hommes l'obligation de tomber dans de semvlables exagérations.

Mais l'honorable député der St- Jacques nous à démontré jusqu'à

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économie, se À ar, et #l qu'elle contradiction la fausse position ; Ë PRET LES : A l'économie de son parti pouvait conduire mê me ique, il dé un avocat habile comme lui, lorsqu'il | LU

sest écrié au sujet de la motion de l'onarable Chef de l'opposition, que lui et son parti regardent tomme une motion de non-conlance : “Si cette motion fût “venue au commencement de ce “Parlement, j'aurais examiné la : question, et j'aurais peut-être ap- Puyé la motion.” U’est-à-dire que l'honorable député aurait été prêt à rendre jugement avant la preuve !

Nous avons agi, de notre côté, plus Sénéreusement, lorsque le gouverne-

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ment actuel a pris les rênes du pouvoir, nous lui avons donné un luyal essai, nous ne lui avons pas fait d’opposition factieuse, nous lui avons même offert tout notre aide pour la réalisation des promesses de réformes et de bo:;ne administration qu’il avait faites au peuple, nous avons démon-

| tré que notre seule ambition était de

voir s'accomplir le bien de la province, et si le’ gouvernement n’a pas

| rempli la mission qu'il s'était donnée,

ce n'est certes pas notre faute, et il ne peut s'en prendre qu'à lui-même

| de son insuccès.

J'offrirai maintenant à la Chambre quelques considérations sur le sujet qui nous occupe.

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