UNE ÈRE DE PRODIGALITÉ
Une ère de prodigalité administra:
tive avait régné dans la province peudant une période de vingt années, créant des déticits annuels, occasionnant de nombreux emprunts et chargeant notre crédit d’un énorme.
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L'opinion publique, alarmée de cet état de choses, signifia à ses délégués, par le vote imposant du 8 mars 1892,
ï de couper court à toutes dépenses superflues et de rétablir, par la plus sévère économie, l'équilibre du budget.
Je re suis, avec mes amis de la gauche, incliné devint ce mandat populaire et, dès la première occasion, qui s'est offerte, nous nous sommes montrés prêts, comine l’indiquent les paroles que je viens de citer, à coopérer avec le gouvernement dans la tâche difficile qui lui était imposée.
Nous avons différé avec lui, il est
vrai, sur les moyens à prendre pour
arriver au résultat désiré ; mais je concède cordialement à ms adversaires, comme je réclame pour nous, le mérite et le bénéfice des bonnes intentions.
Malheureusement, l'épreuve n’a pas eu un succès aussi complet que tous ont dû ledésirer. Certaines éccnomies de détail ont été opérées, et des taxes nouvelles ont été imposées ; mais les réductions d’une part et le surcroit de revenu de l’autre, n’ont pas sufli, et nos budgets annuels accusent encore et toujours un déficit qui s'ajoute au passif, dejà disproportionné à nos moyens d’acquittement.