‹ Un message de paix [microforme]Chapitre 30 sur 46 · NN · texte numérisé non relu

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voir ! Et ces chiffres sont authentiques, indéniables !

Je demande à la Chambre de bien étudier les chiffres suivants qui prouvent mon aflirmation,

Voici d’abord les dépenses ordinaires de 1896, d’après les estimés budgétaires et les états de comptes produits devant cette Chambre :

Dépenses, budjet 1596. $5,022,110.97

Moins :

Dép. extraordinaires,, 1,079,735.62 $3,942,375.85 Budjet supplémentaire1896,#77,033.93 Moins :

Travaux ex- |: SARA TEE 9,900.00 ——— 67,133.23 $4,009,508.58

Mandats spéciaux probables comme en 1895 75,090.00 Total des dépenses or-

dinaires, 1896....... $4,084,508.58

Voici maintenant ce qui démontre l'augmentation des dépenses ordinaires de l'administration, sous le gouvernement Taillon.

(Voir tableau B, comptes publics 1894, comptes publics 1895 et budjets 1896.)

Dépenses ordinaires totales sous le gouvernement Taiïillon, durant les quatre années dent il est entièrement responsable :

En 1898...... $3,907,445 70 de SD. , 5 3,856,984 63 1806. , . 4. 4,043,228 43 D |" |: CENTER 4,084,508 58

Mêmes dépenses sous le gouvernement Mercier durant les quatre années dont il est entièrement responsable :

En 1988. ..... 33,365,032 36 ‘4 1889. ..... 3,543,618 64 “1990, . * , .. 3,494,412 95 “1891. . .... 4,095,520 45 14,898,584 40

Augmentation des dépenses d'administration sous le gouvernement Taillon durant les quatre années dont il est responsable... $ 993,582 9

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Le gouvernement Taillon a done dépensé pour les frais de l’administratration, en quatre ans, #993,582.94 de plus que le gouvernement Mercier n’a dépensé pour le même objet dans le même espace de temps, soit, une augmentation annuelle de dépenses, en moyenne, par le gouvernement Taillon de 8248,395.73. 11 y a loin de là aux #700,000 d'économie dont ces messie.rs se vantent. L'économie de $8700,000 par année n'existe que dans leurs paroles trompeuses, et leur augmentation de dépenses de #248,395,.73 existe et peut être constatée à l'œil pu dans les comptes publics de lu Province.

Le mot ‘ moyenne ” que je viens d'employer, agace et taquine, paraïtil, le Premier-Ministre et ses collègues et provoque chez eux ces plaisanteries de mauvais goût dont ils sont coutumiers et qui remplacent chez eux les bonnes raisons quand ils n’en ont pas à donner.

Les moyennes que nous «4vons mises sous les yeux de ces grands économistes, peignent avec une exactitude mathématique leur déplorable administration financière, et mettent à nu devant le public, leurs trop notoires extravagances. Elles sont le plus sanglant démenti de leurs serments d’éco:

nomie, et elles les clouent tellement au chevalet, par la brutalité de leurs chiffres, qu'’eiles leurs causent une cuisante doul-ur, et pour se venger ils y répondent par la répétition de ce mot a titre injurieux.

Or, les injures dénotent un caractère désagréable, et si elles sont proférées par un homme honorable, elles sont la preuve que sa cause est mauvaise, et qu’il anrage de la voir perdue.

Lorsque l’Hanorable Premier Ministre et ses adeptes cherchent à tourner en ridic'ile cette expression si juste de la ‘“ moyenne ”, ils oublient qu’en voulant assaillir de leur persifflage un loyal adversaire, ils se soufflètent eux-mêmes et soufflètent en même temps l’un des hommes les plus éclairés et certainement le p:as instruit en science et en pratique parlementaire qui aient passé dans leurs

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rangs et recueilli en toutes circons.

tances leurs plus chaleureux applaudis.

sements : j'ai noumé M. L. G, Des.

jardins, notre digne gretlier, ci-devant notre distingué collègue en cette Chambre,

Ue monsieur n’a pas eu l'avantage, comme notre Premier-Ministre, d'être improvisé financier du jour au lendemain, et par un tour de baguette magique, mais il a eu le courage d'étudier et de se réparer, par un long et sérieux travail, à devenir ce qu'il est devenu, l’homme le plus distingué de son parti en fait de connaissan.. es économiques et financières, Aussi a til été invariablement choisi et désigné par son parti, à chaque session, comme étant le député le mieux qualifié à faire valoir devant le Parlement les vues du parti conservateur sur la question financière.

Or, voici en quels termes M. Desjardins exprimait, dans un «iscours prononcé en 1883, les vues des conservateurs sur la question financière:

‘ En ne tenant pas compte de l’année 1867-68, parce que peu a été fait pendant cette première année du nouveau régime, consacrée principalenent à l’organisation du rouage administratif provincial, pe:.dant les quatorze années du ler juillet 1868 au 30 juin 1882, on a dépensé en chiffres ronds, la somme de $1,400,000, pour la colonisation. C’est done une moyenne aunuelle de $100,000.”

(Débats de 1883—page 561—)

Et à la page 562 du même volume des débats :

“ Nous avons ainsi dépensé, en moyenne annuelle, pour l’agriculture, la somme de $63,137.63. Il y a loin des $4,000.00 auxquelles l’on croyait

. pouvoir limiter le crédit en faveur de l’agriculture dans les évaluations que l’on faisait du budjet provincial des dépenses en 1864 et en 1865.”

Page 5069 : —

“ J’aiprouvéqu’entre les dépe 15es de l’année 1881 et 1882, pour toutes les fins du services réellement ordinaire, et celles de l’année 1867 et 1568, ilny a eu qu’une augmentation de $25i, 557.24, ou une moyenne de $16,770.48

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pour les quinze années. En prenant,

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tion, l'année 1868-69 comme base de

comparaison, je constate que l'augmentation pour ce même service ordi naire, ou exclusivement gouvernemental, n'est que de #254,613.26, ou une moyenne de $18,186.66 pour les quatorze années.”

Fncore, aux pages 572 et 573 :

“ Le gouverneraent civil a coûté 8124,033.84 en 1868 69, L'année dernivre, il coûtait #179,234.10. C'est une augmentation de #55,200.26 en quatorze ans, où une moyenne de 3,942.87 par année, Pour une grande province en progrès, une augmentation annuelle moyenne pendant une période de quatorze années, de moins de quatre mille piastres dans le coût du gouvernement civil, n’est certainement pas extraordinaire, encore moins satravagante. Il est certain aussi que le rouage administratif n'était pas encore complètement organisé pendant l'exercice de 1868-69, et qu'il a fallu en augmenter les ressorts pour lui permettre de répondre au besoin croissant du service public.”

Je pourrais citer bien d’autres extraits du discours de M. Desjardins, où il se servait, aux applaudissements de ces messieurs, de “ette expression de la “moyenne ” pour représente", comme ils devaient l'être devant la Chambre, les chiffres qui faisaient la base de son argumenta.

tion ; mais en voilà assez pour faire avaler à nos adversaires leurs sar casmes mal dirigés, et au moyen desquels ils croyaient pouvoir donner le change à l'opinion publique.

Je reviens à la question de la dépense administrative.

L'augmentation de la dépense orditaire totale des conservateurs, comparée à celle du gouvernement Mercierest donc, parannée, de$248,395.73.

On dira peut-être : ‘Nous avons plus à payer pour l'intérêt, l’administration et l'amortissement de la dette publique.” Je vais faire la déduction de ce surplus ä payer pour le service de la deite publique, de l'augmentation des dépenses par les

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conservateurs que je viens de men tionner.

Four établir le surplus des débour.

sés que le gouvernement conserva teur a eu à faire dans le service de la dette publique, je prendrai comme point de comparaison l’année 1391, dernière année dont le gouvernement Mercier est responsable, et celle où il a déboursé le plus pour cet objet, ce qui est tout à l'avantage du gouver:

nement conservateur.

La déper..s des conservateurs pour le service de ia dette publique fondée et flottante a été :

Er 1893..81.445,031.34

En 1894., 1,437,932.67 En 1895.. 1,486,660.62 (c. p. p. 5.)

En 1896.. 1,526,717.44 (Budjet)

Divisée en

quatre,

donne par

année, ...#1,474,085.52 La dépense

pour ser-

vice de la

dette pu-

blique,

en 1891,

a été de... 1,269,506.33 Augmentation... ,., $ 204,579.19

Surplus des déboursés faits par le gouvernement pour le service de la dette $204,579.19

Dans ce montant de $204,579.19, que, pour l’argument, je mets généreusement au crédit de ces messieurs, il ne faut pas oublier qu’il y a $140,- 000 par année qui représentent l’intérêt des £$%,300,000 empruntés en 1888 pour payer les dettes des con:

servateurs,

Cependant, sans même tenir compte de ce point important, et en déduisant du montant de leur augmentation des dépenses ordinaires,

par année, de..... ..…..5248,395.73 Le montant total du sur-

rs à cr © plus d'intérêt payé par férencier p. 76....... $ 800 00 eux annuellement, de. 204,579.19 | Conférences, p. 129...... 137 85 —— | Visite à la ‘erme dt Ïl reste encore une som- tawa, p. 137........,. 15 00 mo de, dons 8 43.816.54 | Subvention pour beurrene pE47,,,,1,540 100 00 que le gouvernement conservateur dé. | Dr Grignon, conférences, pense par année de plus que le gou- URL APE INR TE APE 090 65 vernement Mercier, en fait de dé- | Frais pour assemblée et penses d'administration seuloment, distribution de prix, p. | Et ce chiffre est incontestable. AO rate rt let 50 C0

Qu’avons-nous donc gagné au changement ? Où est l’amélioration dans l'administration actuelle ? Où est l'économie }

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