‹ Un message de paix [microforme]Chapitre 33 sur 46 · AUGMENTATION CONSIDEÉ- RABLE DE SALAIRES · texte numérisé non relu

AUGMENTATION CONSIDEÉ- RABLE DE SALAIRES

On sera peut être étonné de la chose ; mais les comptes publics établissent que Gurunt les quat.e années de ladministration dont le gouvernement Taillon est responsable, les dépenses pour les traitements des ministres et les salaires des employés dans les divers départements du gouvernement ont été augmentées de $102,985.15, soit, une augmentation de dépenses enr ce chapitre seulement, de $25,- 747,03 par année de plus que ne dé:

pensait le gouvernement Mercier qu* ces messieurs avaient remplacé pour faire mieux que lui.

Voici les chiffres tirés des comptes publics :

Traitements et salaires sous le gouvernement Taillon :

En 1893 ........ 199,908 20 og 4.117 PNA TRES? 207,225 24 je 11, RAC ONE AP 206,006 54 ‘1896 suivant estimés budgétaires ..,.,.. 209,577 56 —— 822,717 54

Traitements et salaires sous le gouvernement Mercier :

En 1888............ 153,652 25 DNANE ||: APRES 175,099 89 2890. su coco os 188,497 20 1891.,..,.,, . . 202,480 07 —— 719,729 41

nn

Augmentation des salaires par

le gouv. Taillon en quatre

ANS eus oo so octo à de e 6. 102,988 13 équivalant à 25,747,03 par année.

Les honorables ministres s’excusent de l’augmentation des salaires en invoquant l'existence de la loi passée sous le gouvernement Chapleau qui pourvoit à l'augmentation de ces salaires. Mais cette loi, ils auraient bien pu l’abolir, ou au moins la modifier en raison de l'état de nos finances, comme ils ont abrogé tant d'autres lois passées sous le gouvernement précédent, sous un prétexte ou sous un autre. Il eût bien mieux valu dans bien des casrenvoyer des employés inutiles et diminuer certains salaires que d'imposer la taxe directe, C'eût été plus équitable pour le peuple qui paie.

Mais le gouvernement refuse de moditier cette loi, comme il a refusé d’abolir le ministère inutile de président du conseil. Son obstination sur ces points entraine une dépense pour la province de plusieurs milliers de piastres par année, dont il porte la responsabilité.

Pour ne citer qu: quelques cas de l'oubli complet par le gouvernement de sa

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