IMPOSITION DE DIRECTE ET SURCROIT DE DÉPENSES
L'honorable premier ministre a fait connaître sx politique aux dernières LOUE ee NC ANNE DNS Yes élections lorsqu'il disait : “Je diffère d'opinion avec ceux qui conseillent la taxe directe, Je craindrais que l’ha.
bitude ne vint trop vite, et que l'a.
| bondance des recettes n’amenat un
retour aux dangers dont nous étions menacés.”
Ii se défiait de lui-même alors ; il connaissait les habitudes, les méthodes de son parti. Il savait que, admiuistré par ce parti, le produit des taxes ne serait pas aussitôt perçu, qu'il serait dilapidé, et que la perception de ces taxes n’aboutirait qu'a une augmentation des dépenses sans profit pour la province. [l avait donc toute raison d’être hostille à limposition de la taxe directe, et il promettait au peuple d’équilibrer les finances de la province au moyen de la plus sévère économie, Mais malneureusement, le pouvoir a grisé nos ministres. [is ont mis de côté l’économie.
Lis ont oublié leurs promesses, et ils ont luposé la taxe directe.
Cette taxe directe leur a rapporté du nouveaux revenus, et comme l'avait prévu le premier ministre, leur a fourni l’occasion de faire de nouvelles dépenses et d'augmenter les
anciennes. C'est ce qu'ils ont fait,