‹ Un mystère de la passion, et la théorie de la rédemptionChapitre 128 sur 158 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

nement il était le Fils de Dieu comme il le déclarait à

ses juges.

SÉVÈRE qvi airire de la ville, à Heraaim.

Ârminius, le gouverneur, accédant à la légitime prière des Juifs, vous donne Tordre de détacher de leur croix ces trois malheureux, après leur avoir rompu les jambes,^ Vous savez que, d*après la loi du pays, les corps des suppliciés, souillant la contrée, doivent être dérobés aux regards du public avant la fin de la journée.

HBRMANN.

Le Prophète vient d'expirer.

SÉVÈRE

Cela n'est pas possible : ce genre de supplice ne donne la mort qu'après de longues heures de tourments.

HBRMANN.

Voyez vous-mêmes si ce que je dis est vrai.

SÉVÈRE

C'est en effet un prodige qui s'ajoute à ce tremblement de terre et à ces ténèbres.

HERMANN

Les ténèbres se sont dissipées au moment où il expirait en poussant un cri dont je frémis encore.

SEVERE

C'est une étrange et sinistre journée! Pilate ne peut cacher le trouble que lui cause la condamnation et la mort de ce jeune homme. Procla voit tous les jugements de Dieu fondre sur sa famille. Le prétoire est silencieux comme le désert. Chefs et soldats semblent honteux de la

* Jean XIX, 31-

aSS QUATRIÉMB JOURNÉE.

faiblesse du Gouverneur et des injures qu'ils se sont permises envers ce malheureux.

HKRMANN aoi soMals.

Brisez les jambes des deux brigands, et détachez les trois corps.

Les soldcUa rompent les jambes à Gesmas et à Disraas et viennent à Jéstis,

MARIE aai soMits.

Je vous en supplie..., il est mort..., épargnez-le.

JEAN àlarie.

Soyez sans crainte, ma mère! il est Tagneau pascal dont aucun os ne sera brisé,

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