LE VIEUX JUIF
Le sort des capitaines et de leurs soldats qui devaient arrêter Elie et qui ont péri foudroyés^.
LE SADDUCéEN.
Ces vieilles fables ne se répéteraient pas aujourd'hui.
LE PHARISIEN
Le Nazaréen, on ne peut le nier, a un certain don de guérison que je ne m'explique pas. Mais nous n'avons point appris qu'il ait jamais frappé de la moindre plaie ses ennemis. D'ailleurs, que ce médecin-là au milieu de ses malades est petit auprès d'EIie sur le Carmel, de Josué sur les rives du Jourdain, de Moïse au désert, dans les vallées du Sinaï, à la cour de Pharaon I
* 2Roisl, 9sqq.
UN AUTRE PHARISIEN
Je ne conçois pas que la crainte de je ne sais quel prodige impossible puisse aveugler à ce point sur le danger trop réel qui nous menace. Depuis trois jours le Galiléen est tout puissant dans cette cité; nous ny sommes plus que tolérés. Le temple est son palais où l'entoure et l'acclame une foule innombrable. D*un moment à l'autre il peut appeler aux armes cent mille soldats, qui à son ordre nous égorgeraient sans merci.. .
CAÏPHE
... et qui se jetteraient bientôt après sur la garnison romaine. Elle périrait tout entière, et Rome pour la venger jetterait toutes ses légions sur notre malheureuse patrie. Aussi vous disais-je il y a peu de semaines : Il est à propos qu'un homme seul meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière*.