scène vin
DESRUEL, BUZONVILLE, MADAME DE LUSSANG. LUCILE. buzonville, entrant avec madame de Lussang par la gauche. Oui, madame...
. desrcel, s'éloignant de Lucile, à part.
Que le diable l'emporle.
BOZONVTLLE.
Vous êtes parfaitement en règle. (Voyant Desruel.) Ah 1 mon successeur I
desrcel, saluant madame de Lussang.
Madame...
buzonville.
Un charmant garçon I... qnc nous songeons à marier...
lucile, à part, avec un peu d'émotion.
Comment I
desruel, mvm«nt contrarié.
Permettez... ça no presse pas... plus lard...
Du tout !... le plus tôt possible... quand on a une charge à pair...
LCCILE, à part.
Ah I mon Dieu I
L'animal I
DESRCEL, à part.
DESRUEL, PONT-BICHET.
PONT-BiCfiF.T, paraissant au fond.
Je ne vous dérange pas ?
DESRUEL.
Monsieur Pont-Bichet ! par exemple ! (A part.) Un de mes meilleurs cliente. (Haut.) Donnez-vous la peine do vous asseoir... (Il prend la chaise près de la cheminée, la lui apporte et passe à
PONT-BICHET.
fai pris rendez-vous ici avec monsieur Champignoi, l'acquéreur de ma maison.
desrcel.
Oui, pour réaliser la vente.
PONT-BICHET.
C'est lui, maintenant, qui va être votre propriétaire.;.
DESRUEL.
Je m’en console en songeant qu'il mo reste un bon client. (Il lui serre la main.)
PONT-BICHET.
Cocher ami !... (A part.) Ma femme m’a recommandé d’attaquer délicatement la question. (Il s'assied.) desrcel, prenant la chaise qui est cnn ’re le bureau et s'asseyant près de Pont-Bichet.
Et que comptez-vous faire do vos capitaux ?
UN NOTAI RK A M ARIER.
PONT-BICHET. •
Mais... (A part.) Tiens, c'est un juin!. (U lutet avec intention.) Je compte on consacrer une partie à la îlot do ma lillc.
DBSAVEI»
Ah! #
PONT-BICHET, lui frappa it sur Irt genou c.
Cent cinquante mille francs... c'cst assez gentil, u’est-co pas? desruel.
Certainement.
PONT-WCIIET.
La connaissez-vous, ma fille?
DESRUEL.
Parfaitement... J’ai ou l’honnour de danser avec elle... roNT-BiciiET, avec franchise.
Eh bien ?
DEsnt'EL , qui ne comprend pas.
Quoi Ÿ
PONT-BICHET.
Comment la trouvoz-vous, ma fille?...
DESRUEL.
Charmante ! (.4 par/.) Ellca les chevaux oranges I (Montrant ceux de Pont-Bichet.) conformes à l'échantillon.
Eh bien?
PONT-uiCiiET, d'un air engageant.
desruel, toujours sans comprendre.
Quoi?
pont- B icti Et, je levant et remettant sa chaise près de ta cheminée.
Tenez, moi, je ne sais p3s finasser ; je ne suis pas comme ma femme, j’aborde carrément les questions...
desruel, à part, inquiet et se levant.
Diable! est-ce que?... ( Il reporte sa chaise contre te bureau.) PONT-BICIIET.
Desruol !... je cherche un notaire pour ma fille I DESRUEL, à part.
Ça y est t... (Haut et embarrassé.) C’est... c’est une heureuse idée ! (A part.) Encore une femme I Ab ça ! c’est donc jour do marché aujourd’hui !
PONT-BICHET.
Voyons, répondez-moi... carrément !
DESRUEL.
Eh bien ! carrément... ça ne se peut pas I PONT-BictiET, avec bonhomie.
J’ajoutorai lo trousseau I
DESRUEL.
Certainement, mademoiselle Pont-Bichet est ravissante... avec le trousseau...
PONT-BICHET.
Et scs cheveux I
DESRUEL.
Oui, scs cheveux... j’y pensais’ (A part, le regardant.) conformes à l’échantillon... (Haut.) Mais, voyez-vous, j’ai un autre mariage eu train...
pont-dicuet, tant te fdchcr.
Ali I
DESRUEL.
Oui... quelque choso de très-avancé.
PONT-BICUET.
C’est différent... n’en parlons plus!... Vous ne connaîtriez pas un aulro notaire... vacant?
DESRUEL.
Non, dans ce moment... ( A part.) Il a la bosse du notaire... (Il va près du bureau.)
PONT-BICHET, remontant.
Ali ça I mais... ce Cliainpignol n’arrive pas... On le dit riche, (fl redescend.)
DESRUEL.
Il gagne beaucoup d’argent.
PONT-BICHET.
A quoi ?
DESRUEL.
Vous no devineriez jamais... A vendre des bouquets de persil, des salades, du beurre, des poulets... C’est un des plus torts négociants do la halle..»
PONT-BICHET.
U n'a pas de Gis a marier?
DESRUEL.
Non I... Je ne lui connais qu’une fille, et olle n'csl pas uolaire 1
Pont-Bichet, de très-bonne foi.
Fâcheux ! fâcheux I... Vous avez préparé la quittance?
DESRUEL.
Elle doit être dans mon cabinet... Vous permettez?
PONT-BICHET.
Allez, allez I
( Desruel entre ù droite.)