‹ Un notaire à marier comédievaudeville en trois actesChapitre 35 sur 45 · ON NOTAIRE A MARIER · texte numérisé non relu

ON NOTAIRE A MARIER

CHAMPIGNOL

Tl s'est trompé... il a la vue basse... En voici un autre... baisse les yeux !

(Le danseur, a prêt un moment (l'hésitation, invité la deuxième dente et tort avec «lié par le fond à gauche.)

CHAMPIGNOL

. Pristi ! c'est la place qui est mauvaise ! si nous passions do l'autre côté;.. (Ils se lèvent et vont s'asseoir sur la banquette à droite. — A la dame qui est restée assise.) Pardon , ma petite mère... y a place pour trois...

(La dame étonnée te recule d’abord et finit par te lever. Elle ; remonte et rencontre au fi.nd d’autres dames qui traversaient le second salon ; elle cause un instant avec elles, puis, après F entrée de Thiodule , redescend <n ««ne et va s'asseoir sur la banquette de gauche.)

Madeleine, assise d côté de son père du côté le plus près du public.)

Papa I vous verrez qu’on ne m'invitera pas !

CIIAMPICM»!..

Sois donc tranquille... une jolie fille comme toi I... avec de» diamants !... fais les voir I fais les voir I

théodule , en dehors, au fond à gauche.

Papa, finissez donc !«..

bu/.onvillr , de même. laisse faire !... c’est pour ton bien !...

TnÉODULE, entrant par le fond à gauche, et descendant la scène.

Pour mon bien !... 11 me boit tous mes verres do punch !... il va te pocharder !...

ciiampicsol, bas à sa fille.

Voici le boni... un militaire I... baisse les... non, lèvo les yeux...

THÉO dite, mettant les mains dans scs poches, sans voir Champiynol et Madeleine.

Voilà ce que j’appelle un bal pas drôle... un bal mouche!...

Et ma prétendue F elle fait la moue I (/ci, Champignol tousse pour attirer son attention , puis il se lève.)

CHAMPIGNOL

Psitt I psitt I..,

(Théodule se retourne et regarde Champignol; celui-ci te salue; Jtiiodule lui rend ton salut, puis Champignol lui montre Madeleine ; 7 Module qui ne rimai que pas ce mouvement , pirouette sur ses talons, se retourne et aperçoit ta dame assise sur la banquette de gauche.)

théodule, à lui-même.

Tiens! une dame qui pose l... Elle est étoffée !... (Haut et s'approchant de la dame.) Madame, voulez-vous me faiirn l'honneur ?... (La dame accepte et se lève. — Us sortent mtr le fond à gauche. — Champignol reste interdit, ainsi que Madeleine.) madeleine, toujours assise.

Chou -blanc I

CHAMPIGNOL, debout.

Mâtin 1 mâtin ! mâtin 1

Eh bien ! papa ?

CHAMPIGNOL, résolument et invitant sa fille.

Mademoiselle de Champignol, voulez-vous me faire l'honneur?...

MADELEINE, SC levant.

Ah ben I avec vous, ça n’e?l pas drôle I CANOaiP.cn/rc en jmlkant arec madame de Vertmoellon. —

Ils entrent par la porte du fond, au milieu, venant du 3* Aafon.

Je me suis rattelé u mon bruncart 1 (Apercevant Madcle ne.) Dieu 1 elle! ( Il s'arrête court.)

madame de VERTMOELI ON, t.'oulant continuer.

Eh bien I monsieur !... allez donc I...

CANUCHE.

Pardon !... je détela 1 (Il la quitte et la fait asseoir sur la banquette de gauche.

MADAME DE VEUTMOELLON, OSSÎSe. .

Comment I

MADELEINE

Ah 1 papa 1... Canuchc !

CHAMPIGNOL

En habit noir, cravate blanche !...

MADELEINE, joyeuse.

Papa, c'est un danseur I

C’est vrai! Galopin... (Il lui donne un coup de pied.)

CANücnE, passant prés de Madeleine, et ave o résijncUion. Allez... vous êtes sou pere !...

CHAMPIGNOL

Je t’ordonne d'inviter ma tille !

CANICHE

Avoc plaisir.

CHAMPIGNOL

Mais jo to défends de lui parler (

CANUCHE, polkant et emmenant Madeleine.

Je l'ai loué à l'heure... -32 sous... ( Il dis parait urc» elle pr.r le fond a gauche, en sortant par (a porte du ttuicu.)

champignol, criant.

Je te défends de lui parler, entends-tu?...

MADAME DB VERMOELLON, Sé levant.

Lo manant !

champignol, galamment à madame de Vertmoellon. Madame... puisqu'il vous a plantée la... si j’étais susceptible de prendre sa suite?...

(Deux dames paraissent au fond à gauche, où elles s'arrêtent à causer.)

MADAME DE VEUTMOELLON, Sèchement.

Merci, monsieur I je no danse pas avec tout lo mondo I (Elle rejoint les deux dames et cause avec elles.)

de lubsang, entrant par la droite à lui-même.

Ce domestique de louage ne revient pas... (Voyant Champignol qui allai suivre madame de Vert moellon, le prenant par le 1 bras et le ramenant en scène.) Eh bien I quesi-co quo vous faites donc la f (La musique a cessé à f entrée de Lussang. )

CHAMPIGNOL

Vous voyez, je...

DB LUSSANG.

Vous ôtes trop familier... on no broute pas comme ça dans la main des gens I ou est mon pâté ?

champignol, le prenant sur le guéridon.

Lo voici ! (Il le lui donne.)

DE LUSSANG.

Enfin ! Ah I à propos, savez-vous ouvrir les huîtres ?

CHAMPIGNOL

Pardi I c'est mon état !

DE LUSSANG.

Eh bien 1 venez par là... Je suis enchanté de vous avoir rencontré... (Il va vers la droite.)

champignol, le suivant.

Vous êtes ben honnête ! (A ftart.) Voilà un vieux qu'est poli I de LUSSANG, fut montrant la porte à droite.

Passez donc ! passez donc!...

champignol, faisant des façons.

Non... après vous I (A part.) Ah I voilà un vieux au'est poli. (De Lussang, impatienté, sort le premier, Champignol le suit.)

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