‹ Un nouveau champ de colonisation [microforme]Chapitre 6 sur 21 · ST. ALBERT · texte numérisé non relu

ST. ALBERT

Agréablement situé sur une petite rivière appelée Eturgeon, à neuf milles au nord d’Edmonton et de la rivière Saskatchewan, branche nord, c’est le siège épiscopal de l’Evêque Catholique. Cette mission, fondée il y a plus de 25 ans, d’abord dans l’intérêt de la population métisse et des Sauvages chrétiens, a aujourd’hui beaucoup changé d’aspect depuis l’ér’ tion de l’Evêché et l’arrivée des premiers colons blancs. Elle ressemble à une de nos paroisses de la province de Québec, par son église, son couvent, ses écoles et ses deux rangées de maisons, qui vont en s’éloignant de chaque côté de la cathédrale, le long de la charmante vallée de la petite rivière qui, après 20 milles, se réunit à la grande rivière. Malgré les habitations des blancs et des Métis, que d’arpents de belles terres, encore inoccupées et qui attendent ceux qui voudraient s’en emparer, pour en tirer leurs riches produits. La paroisse et ses habitants Se trouvant en grande partie sur la rive nord, un beau pont, construit aux frais dugouvernement, donne passage sur le chemin, qui conduit à Edmonton. Mais ce qui doit réjouir grandement tout colon canadienfrançais, c’est qu’il trouvera à St. Albert et dans d’autres établissements les bonnes et aimables Sœurs de Charité, les Sœurs Grises, Venez voir à St. Albert, leur couvent, leurs écoles, l’hôpital et l’orphelinat. En voyant ces merveilles de la charité, on oublie qu’on est loin de son vieux clocher et de ses amis de là-bas. Il n’y a plus de sauvagerie ni barbarie; on est chez soi.

Page 1