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avons employée dans nos recherches. Elle consiste à administrer à des Souris blanches des doses croissantes du produit, s’étendant de la dose maxima tolérée à la dose minima toujours mortelle. On note le nombre d’animaux tués par chaque dose. À partir de ce principe, de nombreuses formules ont été proposées pour calculer la L. D. 50. BEHRENS et KAERBER préconisent la suivante :
(AC D) Dm = Df m dans laquelle Dm = Dose mortelle médiane (L. D. 50) ; Df — Dose toujours mortelle; a — Moyenne de la somme des morts à deux doses successives; b — Différence entre deux doses successives ; m — Nombre d'animaux utilisés pour
chaque dose; 3 — Somme.
Cette formule a l’avantage de toujours donner une valeur positive pour le nombre d'animaux morts à un intervalle de doses quelconque, puisque ce nombre résulte de la demisomme des morts à deux doses successives. Il est donc positif, même si une dose plus forte entraîne moins de mortalités, qu’une dose plus faible (ce qui n’est pas le cas si l’on applique la formule proposée par TREVAN, dans laquelle le nombre des morts est obtenu par différence).
Il est important, croyons-nous, de déterminer la toxicité aiguë sur l’espèce animale qui a servi à établir l’activité in vivo. En effet, la conclusion de l’étude expérimentale se traduit par le coefficient chimiothérapique, dose curative/dose toxique. Et rien ne prouve que la dose toxique déterminée pour une espèce animale serait la même chez une autre. |
Vogiee II. — TOXICITÉ CHRONIQUE
La détermination de la toxicité chronique, si elle n’est pas indispensable, offre cependant des renseignements intéressants sur la tolérance du produit étudié. C’est en effet le seul moyen de connaître les réactions générales de lorganisme soumis à un traitement de longue durée.
Cette étude se fait par l’administration prolongée du produit à un lot d'animaux, un autre lot identique servant de témoin. On suit les courbes de poids des deux lots d'animaux.
On peut compléter cette étude par le prélèvement des viscères (foie, rein, intestin) en fin de traitement, et leur examen histologique, ainsi que par l’établissement de la formule hémoleucocytaire et de la numération globulaire.
L'administration du produit, qui doit durer de quinze jours à un mois, peut se faire soit aux doses thérapeutiques, soit à des doses bien supérieures, doses de toxicité chronique.
CONCLUSIONS
La détermination de la toxicité aiguë et de la toxicité chronique est le complément indispensable à l’étude de l’activité in vitro et in vivo. La connaissance de la toxicité aiguë permet de déterminer le coefficient chimiothérapique du produit qui permettra de conclure aux qualités d'efficacité et d’inocuité que l’on exige d’un bon médicament.
C’est alors seulement que, la phase expérimentale étant terminée, peuvent commencer l’application thérapeutique et les observations cliniques qui sont en définitive les seuls critères des qualités de l’anthelminthique étudié.
Et encore faut-il observer que les résultats obtenus le sont en fonction d'une espèce animale déterminée, et ne nous donnent pas le droit de conclure qu’il en est de même chez l'Homme. Ce sont seulement des indications précieuses.