‹ Un ostracon égyptienChapitre 2 sur 2 · chapitre xvii nous l'apprend par ces mots : 1. 1 ^ ^T \. J · texte numérisé non relu

chapitre xvii nous l'apprend par ces mots : 1. 1 ^ ^T \. J

La seconde partie de la phrase est plus obscure; il y a littéralement fai ouvert le cercle de la nuit. Il me semble que c'est là simplement une manière recherchée de dire : j'ai fait tomber la lumière sur le dieu en ouvrant la porte de son sanctuaire; et ce qui me confirme dans cette opinion, c'est cette phrase du chapitre lxxiii, cette requête que le défunt adresse à Osiris î « Que f arrive^ que je le voie^ que f ouvre la porte, que je voie mon père Osiris, et que j'éloigne les ténèbres de mon père Osiris. »

Les mots suivants ne présentent pas de difficultés : Je suis Vun d^entre eux, je connais Vesprit qui est le maître <ïOn.

A cet endroit, il faut nécessairement s'arrêter court, et renoncer non seu*lemënt à une traduction suivie, mais aussi à une paraphrase qui, à défaut de texte parallèle ne serait qu'une suite de conjectures ; le texte de l'époque saïte

AîfN. G. — I. 8

amsi conçue " ~

12 UN OSTBACON ÉGYPTIEN

est tellement différent qu'il peut à peine servir pour indiquer le sens général des phrases. Nous rencontrons en premier lieu une défense : ^^s. ^ jl

'^^°^<=> ""*"* ^^^ Vuarma^ le grand py^être ne monte point sw elle! A quoi cela peut-il se rapporter ? nous l'ignorons ; mais en recourant au texte du Todtenbuch, nous voyons que la tradition religieuse a changé ; nous voyons apparaître un nouveau nom de prêtre, 1' '^^t -SiU-dfl, qui n'existe nulle part dans le texte ancien. Parmi les fragments du papyrus d'Osiriu décrit plus haut, se trouve la ligne correspondant à la ligne 4 de la pi. B : elle est

on lui dif^Uy on Vappelley^a ou peut-être il deviendra Vuar qui voit son père y il deviendra Vuar ma. C'est à cette désignation que finissait le récit du papyrus et de l'ostracon ; à 1 époque où le Todtenbuch a été écrit on y avait ajouté tout ce qui concerne le nouveau nom -S5 U-/1 |. H en est ainsi non seulement au chap. cxv, mais même au chap. xliv, où le Todtenbuch mentionne ce prêtre, '^=t .^ ^«^ dans cette phrase, 1. 4 : ^ ^^ «^^^

"^?* ..^ U-fl —^ ==?=» ^=:^ , je suis ton filsy Vuarpehti qui voit tes mystères. Le papyrus Mallet du scribe Bokenchons de la XX" dynastie nous donne la rédaction suivante : ^^ '^^^^ l '^ ^ =^ p~1 , je suis ton fils HoruSj je vois tes mystères. Horus étant par excellence le prêtre chargé du culte des ancêtres, le sens général de la phrase est le même; mais on peut en conclure aussi que le titre de "^^t .^ U-fl n'avait pas encore été adopté. C'est par des faits de cette nature qu'on peut établir la chronologie des papyrus funéraires.

Le reste du chapitre consiste à rapporter à des paroles de Ra ou d'un de ses interlocuteurs,[le nom de localités, de cérémonies ou d'objets sacrés. Ces étymologies bizarres sont très fréquentes dans les textes religieux ; plusieurs chapitres du Todtenbuch ne renferment pas autre chose. Je sais^ nous dit notre texte, ce qiCa fait la femme bouclée à Vhomme qui est devant elle. Cette femme bouclée n'est autre que la déesse Isis, dont il nous est dit, 1. 6., qu'elle arrive en barque à Héliopolis. Là-dessus l'auteur nous raconte qu'il s'établit une conversation entre Ra et un personnage mythologique que M. Goodwin considère comme un roi fabuleux; le Todtenbuch l'appelle

— xy

A ce moment, paraît-il, il régnait une épidémie, une peste. Amhauf dit :

Saisis répieu Ensuite c'est Ra qui prend la parole; il est impossible de

comprendre ce qu'il dit, et qui est Torigine des 111 sennu^ litt. des frères^ probablement aussi une institution d'Héliopolis ; puis nous revenons par une phrase d'une obscurité impénétrable à la femme bouclée d'Héliopolis ; l^"^'^!^^ ^|S,pl.B,l. 1.

Après cela vient un nouveau jeu de mots sur le verbe ^t^^^^^^z:?» que le Todtenbuch rend par ^^^^^^.J^i» « oie le sec hem (le sceptre ou le pilon) de

ce temple. Voilà ce que dit Ra, et ce qui est l'origine du k-»^ >^^ç:z^ ^ qui, à la suite de plusieurs générations, paraît être devenu Vuar qui voit son père et enfin Vuarma. Il semble que nous ayons là la succession des différents noms qu'a portés ce prêtre, noms qui correspondaient peut-être à des

emplois aussi différents. En effet, le titre do ^ est celui du grand prêtre

de la ville d'Hermopolis dans la Basse-Egypte et d'un prêtre d'Osiris à Thôbes*. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'il y en eût un aussi à Héliopolis. D'après M. Brugsch, ce titre voudrait dire le prêtre rasé ou tonsuré.

Les derniers mots sont faciles à comprendre :je connais les esprits d^On, Ray Schu et Tefnut.

De là nous passons à un autre chapitre, ou plutôt à ce qui devait être le commencement d'une série avec un titre général : sortir du ciel et pénétrer dans Vempyrée. La premier chapitre était le cxiv du Todtenbuch : connaître les esprits d'Hermopolis. Ce chapitre, au lieu d'être désigné, comme partout dans les textes funéraires, par le mot ^Y^, est introduit par le signe /T-^, qui dans les papyrus de correspondance sépare les lettres les unes des autres. Il nous reste à peine quelques signes de la première ligne, de sorte qu'il n'y a rien à en tirer, sauf à remarquer l'orthographe extraordinaire du nom d'Hermopolis d " \î^ o qui est sans doute fautive.

On peut voir par ces quelques renseignements épars combien l'ancienne

* Bergmann. Hierogl. Jnschr.^ p. 7.

rédaction du chapitre cxv devait renfermer de faits intéressants sur les prêtres et les institutions sacrées d'Héliopolis, la ville la plus fameuse dans l'histoire mythologique de TÉgypte. Il est d'autant plus regrettable que nous n'ayons pas de rédaction sur papyrus contemporaine de l'ostracon Guimet, et propre à nous faciliter l'intelligence de ce précieux document.

Edouard NAVILLE.

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