S. Petr. Dam., Opéra, Epitl. ad Card., 1. 11, p
3. « Vir doctrina et sanctitate suo tompore nulli inferior. » Trithem., Oper.,
ils disent qu' « il était bien fait, de forte stature, qu'il avait une grande douceur, uue facilité merveilleuse à s'énoncer et une profonde inclination au bien ^ ». Doué d'heureuses dispositions pour les lettres, il avait acquis le premier fonds de science qui le fit passer plus tard pour un des plus savants et des plus éloquents de son siècle. Pierre de Pise dit de lui « qu'il était nourri des divines Ecritures, pénétré jusqu'aux moelles des traditions ecclésiastiques et qu'il fut le persévérant observateur des unes et des autres- ». C'est ainsi que le représentent tous ceux qui ont eu l'occasion d'en parler ^. Urbain II avait alors quarantesix ans ou à peu près.
« Il était, dit Michelet, d'une haute taille et avait une voix forte, ce qui avait manqué à Grégoire VII *, » et si parfois il eut, comme celui-ci, l'indomptable énergie du lion, il montra plus que lui la douceur de l'agneau. C'est particulièrement sa bonté d'âme que les différents chroniqueurs se sont plu à mettre en relief, autant que la distinction de sa naissance. « Célèbre par sa noblesse et par sa douceur, » voilà comme le caractérise Ordéric Vital. Urbain, au rapport de dom Ruinart, était aimé de tous, excepté du roi et de ses partisans. Et même sa bonté fut tellement conquérante, que la plupart de ceux-ci rougissaient d'être les adversaires d'un homme si aimable et si vertueux. Aussi, quand il mourut, le roi de Germanie et l'antipape pouvaient à peine compter quelques rares valets ; l'Angleterre, la France et presque toutes les autres nations catholiques étaient