‹ Un parvenu comedie en cinq actesChapitre 23 sur 140 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Et votre vanité s’en fait payer les frais ! 0

(Lui frappaut sur l’épaula.)

Je comprends ! — Votre orgueil a pris pour pseudonyme La modestie, et, loin de vous en faire un crime.

Je trouve ingénieux ce moyen délicat De se gratter le dos où vous blesse le bât;

Mais pour nous, qui savons le mot de la charade,

Cette tartuferie est une mascarade!

JACQUES

Il est des procédés plus simples et plus beaux :

Envoyez au graveftr vos illustres sabots Pour y faire incruster des vers à votre gloire;

Mais quand on aura mis en rimes votre histoire.

Votre nom, vos prénoms et votre âge dessus,

Posez-les sous un globe, et qu’on n’en parle plus!

• (Apercevant Albert.)

Albert! — nous te cherchions pour venir à la péchai

ALBERT

Quand vous serez d’accord !

JACQUES

En ce cas-là, dépêche !

Je me prends tous les jours de querelle avec lui.

Mais c’est tout simplement...

Pour les principes?

JACQUES

Oui!

(A Bidart.) •

Allons ! venez plonger vos sabots dans la vase !

BIDART.

Beau plaisir, de rester deux heures en extase.

Comme un pingouin, les pieds dans l’eau, parmi les joncs. Pour attraper un rhume — et deux ou trois goujons!

JACQUES

Bah ! si ce ne sont pas vos goujons ordinaires,

Vous vous rattraperez sur vos actionnaires !

— En avant !

ALBERT, à Laurence.

Venez-vous faire un tour en bateau?

LAURENCE

Non, grand merci! j’irai vous rejoindre tantôt.

(A Mercier.)

Vous voulez me parler?

MERCIER

D’une chose importante,

Oui, ma nièce. — Attends-moi ! je vais chercher ta taute Et reviens tout de suite. — Oh ! ne redoute rien.

Tout le monde sera content de l’entretien.

Toi surtout.

(il sort.)

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