‹ Un parvenu comedie en cinq actesChapitre 35 sur 140 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

JACQUES» BIDART, qui a pris des airs élégants. BIDART.

C’est comme j’ai l’honneur de vous le dire, cher,

Mes chaudrons, tant moqués, sont au-dessus du pair ! Vous les railliez jadis; malgré la raillerie Je voyais l’avenir de la chaudronnerie!

— Je gagne à ce métier cent mille écus tout ronds.

JACQUES

Présentez mes respects à messieurs les chaudrons!

Ils se conduisent bien et je les félicite,"

Avec tous les Bidart, <le cette réussite!

BIDART,

Pour un hffmme arrivé de province...

Parbleu !

Voilà les gros sabots qui reviennent enjeu!

— Mais, chaudronnier maudit et sabotier du diable!

Vous me faites surgir une idée effroyable :

Pourquoi n’allez-vous pas de salons en salons Avec vos gros sabots, tapant sur vos chaudrons?

Allons! décorez-vous, de nouvelle manière,

Pendez-les tout de suite à votre boutonnière;

Fondez le sabot d’or, puis, une bonne fois,

Jetez au diable vert vos escarpins de bois !

bidart. •

Bon! laissons ce sujet, puisqu’il vous importune.

Le meilleur en cela, c’est que je fais fortune!

— Je construis un hôtel et je fonde un journal.

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