‹ Un parvenu comedie en cinq actesChapitre 37 sur 140 · B I D A RT · texte numérisé non relu

B I D A RT

Pour peu que vous vouliez entrer dans cette affaire...

JACQUES

Vous vous moquez de moi; bon Dieu! qu’irai-je y faire?

Je mange, bois et dors, trois points fort importants,

Et ne vis le surplus que pour passer le temps.

*— Vous, fondez des journaux, si cela vous amuse, Posez-vous en Mécène, inventez une muse,

Annoncez un concours, avec un prix d’honneur.

Dont le sujet sera : Stances sur la vapeur;

Une ode à Parmentier ou sur l'agriculture,

Et, petit manteau bleu de la littérature,

Votre épitaphe un jour sera : « Ci-gil Bidart;

Grand artiste en chaudrons et chaudronnier en art!

Il sut justifier cette belle épitaphe.

Autant par son grand cœur — que par son orthographe. »

BIDART.

Morbleu! vous vous moquez toujours de moi! — Pourquoi? Mercier n’est-il donc pas parvenu connue moi?

Que ne le raillez-vous? Pourquoi moi plus qu’un autre?

JACQUES

Ah! malheureux Bidart, quelle erreur est la vôtre !

Mercier, parvenu? — Non ! — C’e3t un homme arrivé.

Le parvenu, c’est vous! — Vos sabots l’ont prouvé.

(A part.)

Je gage qu’un beau soir, cet honnête imbécile Fera jouer aussi son petit vaudeville.

(Paraissant Berthaud et Antoine. Grandes salutations de part et d'autre.)

B I D A R T, & Berthaud .

C’est vous! bonjour, mon cher; je m’en vais vous prier De m’attendre, le temps d’écrire mon courrier.

(En sortant, à Jacques.)

Ce sont les rédacteurs de ma feuille future.

(il sort arec Jacques.)

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