‹ Un parvenu comedie en cinq actesChapitre 65 sur 140 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

MOSCA

Vous savez bien qu'il a pour Louise un caprice.

ALBERT

C’est logique! — Desroys?

MOSCA

On prétend qu’aujourd’hui C’est Louise qui sent un caprice pour lui.

ALBERT

Oui, c’est le même prix. — Si c’était d’Orebonne?

MOSCA

Celui-là n’aime au fond que sa propre personne.

ALBERT

Alors... — Ah! — j’ai trouvé.

MOSCA

Qui?

ALBERT, lui serrant la main.

C’est d’un noble cœur

Ce que vous avez fait! — Ma parole d’honneur,

J’en suis tout ému !

MOSCA

Mais...

ALBERT

Mais rien ! quoi qu’il advienne, A dater de ce jour, votre cause est la mienne.

Je ne vous quitte plus, je suis votre bras droit.

Quel est votre ennemi ? Je suis assez adroit.

Et dût-il pour me fuir aller jusques en Chine,

Dites-moi seulement son nom, je l’extermine.

Au pistolet, au sabre, ou même au coup de poing.

— 0’n est l’ami d’un homme, ou bien on ne Test point ! MOSCA, à part.

11 est fou!

(Haut.)

Modérez...

ALBERT

Comment, que je modère l ..

Je ne modère rien, car je vous considère Comme la. plus complet de mes amis...

MOSCA

D’accord !

ALBERT

Aussi, c’est entre nous à la vie, à la mort!

N’est-ce pas?..

MOSCA, lui serrant la main.

Comment donc!

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