‹ Un parvenu: comédie en cinq actes, en versChapitre 37 sur 81 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ANTOINE, BERTHAUD, BIDART.

6 1 D ▲ R T, des lettres en main.

Excusez-moi, Messieurs, j'ai tant d'afifaires!.. tant !.. Que je ne puis trouver le plus petit instant I Des ordres à donner, des lettres à répondre.

Des projets à mûrir, voilà de quoi confondre Dix esprits bien trempés I Enfin, je suis à vous.

(Montrant Antoine.)

Mousieiu'?..

BERTHAUD

Monsieur Antoine... il travaille avec nous; Un écrivain solide et de la bonne école !

BlbART, à Antoine.

Très-bien, — vous nous ferez la revue agricole ?

ANTOINE, effarouché.

Moi! comment?..

BERTHAUD, bas, à Antoine.

Tais-toi donc I

ANTOINE, se révoltant.

Mais...

BIDART, à Antoine.

Je vous montrerai Un travail que j*ai fait et que j'imprimerai; Je le crois assez bon.

ANTOINE, bas, à Berthaad.

Cet être est ridicule !

BERTHAUD, à l'oreille d'Antoine.

Puisqu'il paye, imbécile !

ANTOINE, à Bidart.

Et Monsieur Tinlilule?

BIDART.

Considérations sur le déboisement !

ANTOINE

Je suis persuadé que ce sera charmant !

BIDART.

Oui, le sujet est neuf, n'est-ce pas?

ANTOINE

Oh ! sans doute !

BIDART.

Mais nous pourrons causer de notre affaire en route; J'ai donné rendez-vous à mon dessinateur.

Nous déjeunons ensemble, liein?

ANTOINE, s'iadiuant.

Monsieur !

BERTRAUD.

De grand cœur.

BIDART.

Je vous expliquerai la nouvelle manière Dont j'envisage aussi la question douanière.

ANTOINE, bas, à Berthaud.

Mais c'est un idiol!

BERTHAUD

Mon cher, pardonne-lui.

Un parvenu d'hier !

ANTOINE

Un cuistre d'aujourd'hui.

(paraît Mercier lisant unfi lettre.)

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