ACTE m
Albert s'est mi^aux mains d'un usurier crochu
Qui dans ses ^flnes tient une lettre de change.
La lettre échoit demain. — Tout à l'heure, en échange^
Tai proposé moi-même im renouvellement ;
Mais l'homme est intraitable et veut absolument
Que son argent lui soil remboursé dès Faurore,
11 n'accordera pas une heure, — et pis encore.
Si l'argent n'est pas prêt, il veut faire du bruit
Et déposer sa lettre au greffe avant la nuit.
LAURENCE
Mais cet homme est un monstre!
MOSCA
Un vrai monstre, sans doute.
Et s'il agit ainsi, c'est parce qu'il redoute Que le père d'Albert réduise sans pitié,
— Ce qu'il mérite bien, — la dette de moitié.
— Devant les tribunaux Albert serait coupable. Dupuis ignore au fond que le père est capable. Pour punir l'étourneau d'un acte irréfléchi. De le laisser trois ans méditer à Clichy.
LAURENCE
En prison! — Le fait est que mon oncle est sévère!
MOSCA
Et qu'on trouve toujours la lie au fond du verre ! C'est à ce résultat que mène en général La débauche, le jeu, le...
(a part.)
Devenons moral I
LAURENCE
Et la dette se monte?
MOSCA
Oh ! — le chiffre est énorme !
Soixante mille francs et, la letti^e est -de forme Inattaquable! — Il faut payer sans marcliander,
— Ce serait un grand tort que de vouloh' plaider.
LAURENCE
Cela ne se peut pas! Cet usurier se nomme?
M ose A.
Dupuis, —je crois!
LAURENCE
Dupuis!
«î UN PARVENU.
■ OâCA. «
C'est le nom de cet homme!
(A pttt.)
Pour aimer le cousm^ son cœur a trop souffert! Et la certaine brune a bien fait.
LAURENCE, à part.
Pauvre Albert!
MOSCA
Adieu, Mademoiselle!
(A part.)
Elle en est toute blême!
(a sort.)