ACTE lY
MOSCA
Vous savez bien qu'il a pour Louise un caprice.
ALBEBT.
C'est logique! — Desroys?
MOSCA
On prétend qu'aujourd'hui uest Louise qui sent un c<^)rice pour lui.
ALBERT
Oui, c'est le même prix. — Si c'était d'Orebonne?
MOSCA
Celui-là n'aime au fond que sa propre personne.
ALBERT
Alors... — Ah I —j'ai trouvé.
MOSCA
Qui?
ALBBIT, lui serrant UBMin.
C'est d'un noMe cœur te que vous avez fait! — Ma parole d'honneur, J'en suis tout ému!
MOSCA
Mais...
ALBERT
Mais rien 1 quoi qu*il advienne, A dater de ce jour, votre cause est la mienne. Je ne vous quitte plus, je suis votre bras droit Quel est votre ennemi î Je suis assez adroit. Et dût-il pour me fuir aller jusques en Chine, Dites-moi seulement son nom, je l'extermine.
Au pistolet, au sabre, ou même au coup de poing. — On est Tami d'un homme, ou bien on ne Test point !
I, . ^ . MOSCA, à part.
Il est fou!
(Haut.)
Modérez...
ALBERT
Comment, que je modère!..
Je ne modère rien^ car je vous considère Comme le plus complet de mes amis...
MOSCA
D'accord!
ALBERT
Aussi^ c'est entre nous à la vie, à la mort!
N'est-ce pas?..
MOSCA, lui lemBt la inaiB.
Comment donc!
ALBERT
J'oubliais de vous faire...
(Albert se dirige vers une table et se met à écrire.) MOSCA.
Quoi donc?
ALBERT
Mais^ mon reçu!
Voulez-vous bien vous taire,
ALBERT, écrivant.
Je n'aurais qu'à mourir! Acceptez cet écrit.
MOSCA, à part.
Ma parole d'honneur, il a perdu l'esprit!
(Haut.)
Mon ami, permettez!
(il déchire le papier que lui tead Albert.) ALBERT.
Ah! — comment reconnaître Un procédé pareil! — Je ne sais plus!
MOSCA, riant.
Peut-être!
ALBERT
Parlez, je suis à vous âme et corps, tête et bras. Un véritable ami ne se marchande pas.
MOSCA, à parti
Acceptons la méprise.
(Haut,)
Il n'est besoin d'occire Qui que ce soit au monde! — Écoulez-moi sans rire : — • Je veux me marier.
ALBERT
Tiens ! vous aussi !
BIOSCA.
Mon cher.
J'ai quarante ans... passés 1
ALBERT
Vous n'en avez pas l'air!
MOSCA
Mais j'en ai la chanson, — qui me chante en mineure :