‹ Un parvenu: comédie en cinq actes, en versChapitre 74 sur 81 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MERCIER, JACQUES, BIDART.

JACQUES

Parbleu! lisez cela, c'est un chef-d'œuvre rare.

Si vous ne crevez pas de rire, je déclare

Que i*y perds m on latin . . . — Mon frère ! ... Eh ! — qu'a-t-il donc ?

— Est-ce qu'il fait aussi des chefs-d'œuvre ?

.^y MERCIER.

Pardon...

JACQUES

Çà ! que diable avez-vous au fond de la cervelle? Parcourez donc un peu celte feuille nouvelle. Le Soleil,.. Directeur, Berthâud; gérant, Bidart; On peut mettre au-dessous : Nec pluribus impar.

MERCIER

Voyons! Prêtez...

JACQUES

Tenez, lisez-moi celte page Sur le déboisement; c'est beau, mais c'est dommage Que cela soit en prose... — Ah ! si c'élait en vers !

(a Mercier.)

Ah çà !... mais vous lisez le journal à l'envers!

BIDART.

Raillez, raillez, mon cher; c'est par l'agriculture.

Habilement mêlée à la littérature.

Qu'on se donne les airs d'un esprit sérieux.

JACQUES

Vous cherchez cet article?... il vous crève les yeux.

MERCIER, impatienté.

Oui, c'est bon! Reprenez ce juurnal, imbécile!

BIDART.

Mais, beau-frère, pourtant...

Eh! laissez-moi tranquille!

JACQUES

Bien! l'autre qui se fâche! Amour-propre d'auteur!

— Ils sont fous tous les deux, ma parole d'honneur!

n UN PARVENU.

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