SCÈNE XII
POTIN, seul.
( Le contredanse se fait entendre en sourdine pendant cette scène. )
POTIN , teul arec un plateau. Ccst
singulier , personne n’y touche Ils
disent qu’ils n’ont pas encore soif, th bien ! j’ai soif pour eux, moi. [Il avale deux biecuite.) C’est bon , tout d'même, pauvr’ Marne Potin, si t’étais là !.. . Au fait, qu’est-ce qui m’gêne?. . . j’suis pas forcé d’rend’ le compte. [Il met Ut biseuiti dant ta poche, puit il en mange en parlant. ) C’te paurr’ biche ! c’est ben assez pour elle d’êtr’ obligée d'gardcr la porte pendant qu’ les aut’es se divertissent. . . . j’lui ai porté tout-i-l’heurc un litre de marrons et quat’e boutciljps de cid’e pour qu’elle s’amuse à grignoter...
elle aime tant grignoter d’puis qu'elle n'a plus de dents !... c’est pas comme moi qui en ai-z-encore I.... Oh ! bon !... v’Ià u’ j’étouffe A présent ! et pas la moinre liquide !!... Ma foi, tant pire pour les glaces ! [Il en avale deux.) Tiens c’est pas
mauvais du tout ça ! Si j’pouvais en
porter A Bibi ! (Il fait un pat pour sortir .) C’est pas possible... on m’vcrrait. .. si j’avais quéque chose encore.... [Il cherche dant tet poches et y trouve le tac aux marrons.) Oh ! quelle idée ! [Il met deux glace e dans le tae ). Oh ! mon bichon !...
comme tu vas te régaler !
( La musique cette. Polio va pour toitîr, an rouuicnt où Victor et Saint-Hilaire colicot virement ; il met le sac dans la poche de sou habit.